Appelé à réagir sur le nouveau rôle d'évaluation, hier soir, le maire Yves Lévesque a signalé que l'ajustement des taux de taxation se fera en fonction d'éviter aux citoyens de subir une hausse de taxes qui pourrait aller jusqu'à 32 % dans le secteur Saint-Louis-de-France. L'ajustement devrait donc ramener des hausses apparentes à l'augmentation du coût de la vie, avance le maire.
Or, pour les citoyens qui verront une modification de leur rôle d'évaluation en-deçà de la moyenne calculée de 22 % (voir tableau en page 4), l'ajustement représentera une baisse du compte de taxes pour l'année 2010.
Ainsi, si on suit cette réflexion, on comprend que, par exemple, des propriétaires de condominiums sur tout le territoire excepté le secteur Trois-Rivières-Ouest devraient connaître une baisse de leur compte de taxes. Par contre, tous les propriétaires de maison unifamiliale, tous secteurs confondus, devraient subir une hausse de taxes d'importance différente.
Le maire s'est réjoui de voir l'ajustement du rôle d'évaluation qui, selon lui, démontre une fois de plus à quel point la ville s'enrichit.
«Pour plusieurs citoyens, leur maison est leur fonds de pension. C'est leur bas de laine. Alors tant mieux si ça augmente. Ça prouve que nous vivons dans un environnement dynamique et propice au développement, et les gens s'enrichissent», souligne Yves Lévesque.
Ce dernier soutient qu'il aurait été irréaliste de proposer un gel de taxes. Il a du même coup cité une prise de position du Conference Board lors des élections municipales, qui encourageait les électeurs à voter pour les candidats qui proposaient une hausse de taxes selon l'inflation, puisqu'il s'agissait de la promesse électorale la plus réaliste dans les conditions actuelles du monde municipal.
Représentations
Le conseil municipal de Trois-Rivières a adopté, hier soir, une résolution joignant sa voix à celles de plusieurs autres grandes villes du Québec afin de faire pression auprès du gouvernement pour qu'il maintienne la mesure de neutralisation du taux global de taxation jusqu'en 2013.
En fait, cette entente signée en 2006 neutralisait la baisse des compensations tenant lieu de taxes, du fait que la valeur des immeubles parapublics augmentait beaucoup moins rapidement que celle des autres immeubles imposables. Or, cette neutralité s'appliquait uniquement aux rôles de 2006 à 2008.
La Ville déplore toutefois que les rôle de 2009 à 2011 et probablement même jusqu'en 2013 ne permettront pas de rattraper les écarts entre les immeubles imposables et les immeubles parapublics, entraînant une baisse des revenus générés par les taxes.
La Ville a estimé que la fin de la mesure de neutralité entraînera une perte de 1 M $ par année à son budget de fonctionnement. «C'est considérable pour une ville comme Trois-Rivières», a fait remarquer Yves Lévesque.
Les représentations débutent au cours des prochains jours. Déjà, plusieurs ministres, dont la ministre responsable de la région Julie Boulet, ont été sensibilisés à cette problématique.











