Selon ce qu'on retrouve dans le document, les 72 postes d'infirmières et infirmières-auxiliaires actuellement vacants ne seront pas tous comblés. De ce nombre, 56 postes devraient disparaître.
Par ailleurs, des postes à temps partiel pourraient également être fermés et quelques-uns remplacés par des temps partiel encore plus petits, passant parfois de trois ou quatre jours par semaine à deux jours par semaine, par exemple.
Déjà, au CHRTR, près de 50 % des postes d'infirmières et infirmières-auxiliaires sont des temps partiels, rappelle la présidente du Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes et infirmières-auxiliaires Claire Montour.
«Cette décision pourrait avoir des conséquences graves. Vous précarisez les emplois, vous n'êtes plus un employeur de choix et vous ne soutenez pas votre personnel, car vous récupérez 82 000 heures sur le dos de vos infirmières», a dénoncé Mme Montour.
Selon la direction du CHRTR, le document représente un premier plan de travail pour la réorganisation des services à l'intérieur de l'établissement, premier jet sur lequel elle espère pouvoir travailler avec le syndicat afin d'en arriver à une solution.
«Il s'agit d'un premier diagnostic posé, un premier document sur lequel nous pourrons travailler ensemble. Je ne crois pas que nos objectifs soient incompatibles», a souligné la directrice générale du CHRTR, Lucie Letendre.
Or, le syndicat ne le voit pas du même oeil. Claire Montour a tout simplement demandé que ce document soit retiré, car il représente une base de discussions inacceptable selon elle, et souhaite que le travail soit repris avec le syndicat, département par département pour revoir la structure de travail.
«Je pense que si tout ce travail a été réalisé pour en arriver à ça, c'est que ça doit être un petit peu sérieux. Si on devait travailler sur cette base, ce serait impossible de s'entendre et de bien représenter les membres», lance Mme Montour.
Certaines personnes présentes ont par ailleurs dénoncé que la direction ait convoqué des rencontres d'information avec les différents départements pour discuter de ce plan sans que le syndicat y participe.
Pendant que la direction soutient qu'elle a convoqué ces rencontres après que des salariés aient demandé à être informés, le syndicat soupçonne qu'on tente plutôt de vendre le projet aux employés.
«Nous en sommes rendus à donner des soins sécuritaires, alors qu'on voudrait donner des soins de qualité à nos patients. Il faut que vous sachiez qu'un climat de méfiance s'est installé chez les employés», a pour sa part souligné Monique Veillet, ajoutant que de telles coupes nuiraient encore plus à la qualité des soins donnés aux patients qui, selon elle, sont déjà bien affectés.
La présidente du conseil d'administration, Christiane Bonfanti, a assuré que le conseil n'était pas en guerre contre le syndicat, au contraire, et qu'elle souhaitait que le travail puisse se faire en collaboration avec lui.
Elle a répété que ce document n'était pas du tout un état de fait, mais bien un premier diagnostic, qui pourrait être appelé à changer. Par contre, il n'était pas question de retirer complètement le document de la table, tel que le demandait le syndicat.
Lucie Letendre, de son côté, a confirmé aux employés qu'aucun affichage de poste ne serait fait avant que la direction et le syndicat ne se soient entendus.










