En plus de se défendre d'avoir dit à la ministre de «fermer sa g...» («Ce n'est pas moi ça!»), le député assure avoir tenté immédiatement de s'excuser de lui avoir dit «de se la fermer» mais que, manifestement, la ministre Normandeau l'a fui afin de pouvoir tenir son point de presse où elle a exigé des excuses «au nom de toutes les femmes».
«Les libéraux ont tout fait pour faire diversion sur les questions touchant au ministère des Transports», croit le jeune député.
Revenant au colloque tenu par le Parti québécois en fin de semaine où les militants ont à nouveau donné un coup de pied dans la fourmilière linguistique, le député de Nicolet-Yamaska s'est dit convaincu que le français ne sera pas bien protégé au Québec si on laisse les choses aller comme elles vont actuellement.
Lorsqu'on lui fait remarquer que le français ne semble pas au coeur des priorités des Québécois qui se relèvent de la crise économique, il admet que la question linguistique n'a guère soulevé de passions au Québec depuis les discussions sur les accommodements raisonnables, si on excepte un rapport publié sur la situation précaire du français à Montréal.
«Mais ce que j'ai entendu en atelier était intéressant et parmi les gens de 18 à 75 ans, le consensus était assez clair.»
M. Aussant ne croit pas qu'il existe un clivage entre la position des militants sur les moyens à prendre pour protéger le français et celle des députés péquistes, et ce, même si Pauline Marois a réservé sa décision devant la volonté des militants d'étendre la loi 101 au niveau collégial.
«Sur place, il n'y avait pas de malaise. Si on veut protéger notre langue de la façon dont on pense qu'on y arrivera le mieux, il faut rapatrier tous les pouvoirs. En rapatriant les pouvoirs en culture, on ferait un bon bout de chemin. Je pense que même les fédéralistes seraient d'accord avec ça», analyse-t-il.
Le député de Nicolet-Yamaska ajoute qu'il est certain que le projet de loi que déposera Pauline Marois sur l'identité québécoise ralliera tous les Québécois même s'ils semblent avoir la tête ailleurs en ce moment.
Content de sa participation à ce colloque, Jean-Martin Aussant attend avec impatience le second de la série de trois qui aura lieu en février et qui portera sur l'économie. Il aura la responsabilité d'un atelier portant sur la création de la richesse et l'innovation. Deux sujets sur lesquels il est intarissable.
D'ici là, il espère que la Table sur la souveraineté qu'il vient de mettre sur pied au Centre-du-Québec aura le temps de tenir d'autres activités.











