Le chantier Boréalis bat son plein

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Les travaux vont bon train pour l'aménagement du... (Photo: Stéphane Lessard)

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Les travaux vont bon train pour l'aménagement du centre d'exposition Boréalis dans l'ancienne usine de filtration de l'usine CIP. Hier, une contribution de 845 000 $ du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine a été annoncée par la ministre responsable de la région de la Mauricie, Julie Boulet. On l'aperçoit ici en compagnie de Valérie Bourgeois, coordonnatrice du centre d'exposition, de Danielle St-Amand, députée de Trois-Rivières à l'Assemblée nationale, et du maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

Photo: Stéphane Lessard

Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le centre d'exposition Boréalis, qui sera principalement consacré à l'interprétation de l'industrie des pâtes et papiers, deviendra en septembre prochain le deuxième bâtiment à ouvrir ses portes sur le site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent. Déjà, l'imposant chantier est en cours pour métamorphoser l'ancienne usine de filtration de l'usine CIP en un centre d'exposition contemporain qui offrira une vue spectaculaire sur la rivière Saint-Maurice.

Avec l'annonce, hier, d'une aide financière de 845 000 $ provenant du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, le montage financier entourant la construction et l'aménagement de Boréalis est à toutes fins utiles complété. Le projet, dont la valeur totale dépasse les 7 millions $, prend forme.

Le conseil municipal de Trois-Rivières avait adopté, lundi soir, deux résolutions concernant le centre d'exposition Boréalis. Une d'elles concernait des travaux d'infrastructures, notamment en ce qui a trait au prolongement des services municipaux, et l'autre accorde un mandat de muséologie de 135 000 $ pour l'exposition temporaire.

Hier, la ministre Julie Boulet est venue faire l'annonce de la subvention de 845 000 $ au nom de sa collègue Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. Ce montant s'ajoute à la part versée par la Ville de Trois-Rivières (2,9 millions $), à celle du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (1,1 million $), à celle du gouvernement fédéral (1,1 million $), ainsi qu'aux montants versés par la Conférence régionale des élus de la Mauricie (200 000 $) et par le ministère du Tourisme (75 000 $). La rénovation de la coquille du bâtiment était aussi comprise dans une partie de la subvention accordée par Québec pour l'aménagement de la partie publique de Trois-Rivières sur Saint-Laurent.

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, s'est évidemment réjoui de la contribution annoncée hier. «C'est un autre élément majeur de Trois-Rivières sur Saint-Laurent. Je l'ai dit et je le redis: c'est le plus beau projet de l'histoire de Trois-Rivières. On fait l'envie de plusieurs maires du Saint-Laurent et des Grands lacs avec un projet et un emplacement comme celui-là», a-t-il rappelé hier.

Le maire a par ailleurs indiqué que si l'ancienne usine de filtration de la CIP avait été démolie, il aurait été impossible de la reconstruire compte tenu des normes environnementales.

L'aventure est loin d'être banale pour ce qui est de transformer l'ancien bâtiment de briques en un centre d'exposition résolument contemporain. Depuis deux mois, des ouvriers de la firme de construction G. Therrien sont à l'oeuvre pour rénover le bâtiment selon les plans réalisés par la firme d'architectes Régis Côté et associés. La mise aux normes du bâtiment représente un défi de taille, puisque l'immeuble était laissé à l'abandon depuis la fermeture de l'usine. Il avait d'ailleurs été sauvé in extremis de la démolition, il y a quelques années.

Le nouveau centre Boréalis offrira des lieux d'exposition, mais aussi une boutique et, surtout, un café avec terrasse donnant directement sur la rivière Saint-Maurice. La vue y sera tout à fait spectaculaire. On rénovera aussi l'ancienne prise d'eau, directement sur la rivière, qui deviendra une tour d'observation.

L'ouverture est prévue pour la mi-septembre 2010.

 

Hommage aux travailleurs du papier

S'il y a une chose qui semble déjà claire, dans le concept des expositions de Boréalis, c'est qu'on laissera une large place à l'aspect humain de l'industrie des pâtes et papiers. On veut absolument rendre hommage, en quelque sorte, aux milliers de personnes qui ont travaillé dans l'un ou l'autre des moulins à papiers de la région de Trois-Rivières.

«Le centre d'exposition va axer ses différentes manifestations sur l'aspect humain de l'industrie des pâtes et papiers. Il faut se souvenir des milliers de travailleurs qui ont oeuvré toute leur vie dans ces usines-là. Il faut que leur histoire soit connue», a mentionné hier la ministre des Transports et ministre responsable de la région de la Mauricie, Julie Boulet.

Sa collègue députée de Trois-Rivières, Danielle St-Amand, a elle aussi souligné le caractère humain que l'on retrouvera dans les expositions de Boréalis. «On va raconter l'histoire à travers des visages bien de chez nous qui ont contribué à l'essor de notre ville», a-t-elle fait remarquer.

Outre les aspects sociologiques de l'industrie papetière, Boréalis regroupera aussi, notamment, des éléments d'interprétation sur les techniques et les équipements reliés à l'industrie papetière et sur le fonctionnement de l'ancienne usine de filtration elle-même. Il y sera question également de la forêt boréale et de la rivière Saint-Maurice, deux éléments naturels étroitement associés au développement de cette industrie en Mauricie.

Selon la ministre responsable de la région, Boréalis devrait pouvoir intéresser autant les visiteurs que la population d'ici. «On connaît tous quelqu'un, de près ou de loin, qui a travaillé dans les moulins à papier. Et le fait de mettre en valeur notre patrimoine et notre héritage industriel en n'oubliant pas les personnes, c'est une belle idée porteuse et structurante», conclut Julie Boulet.

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