«On perd un gros morceau», estime Claude Pinard

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Bien que très désolée de ce deuxième départ en six mois au Parti québécois, la députée de Champlain Noëlla Champagne dit comprendre le point de vue du député Camil Bouchard qui vient de démissionner à titre de député de Vachon.

Mme Champagne a confié surtout retenir l'argument suivant lequel le député démissionnaire aura sans doute contribué à changer le monde davantage comme chercheur que comme politicien. Un constat qu'elle respecte.

La députée met par ailleurs en garde tous les analystes de salon d'interpréter ce départ comme un désaveu envers Pauline Marois.

Elle dit aussi comprendre qu'à son âge, 64 ans, M. Bouchard, auteur d'Un Québec fou de ses enfants, ait envie de retourner à la recherche.

«Il est clair que le fait de ne pas avoir été porté au pouvoir en 2008 l'a déçu, car il ne pouvait apporter de nouvelles politiques. C'est évident qu'il était fatigué de ne plus donner sa pleine mesure.»

Quand on demande à Mme Champagne si on peut faire un lien avec le départ de François Legault, elle croit que oui car les deux hommes aiment être dans l'action.

Elle admet par ailleurs rejoindre M. Bouchard quand ce dernier déclare que le travail des derniers mois à l'Assemblée nationale, (allégations de corruption) l'a un peu accablé.

«Je ne prétends pas que ça ne donne rien de faire ce qu'on a fait (ces dernières semaines), il y a des choses qu'il faut faire en politique, mais il y en a d'autres qu'on aimerait mieux faire, mais qu'on ne fait pas. Oui, c'est une grosse perte pour le parti, c'était un homme écouté en caucus, c'était un homme de réalisations, mais personne n'est irremplaçable.»

Pour sa part, le député de Saint-Maurice, Claude Pinard, se désole de voir son parti perdre «une éminence» en matière de droits des enfants. M. Pinard a déploré que M. Bouchard, un professeur chercheur au département de psychologie de l'Université de Montréal, n'ait jamais expérimenté autre chose que les banquettes de l'opposition.

«On perd un gros morceau. Je me mets à sa place, Camil n'a jamais, jamais connu le pouvoir. On dit qu'on apprend son métier dans l'opposition. Lui était là depuis 2003 et c'était un député modèle. Mais dans l'opposition, tu ne gouvernes pas. Tu ne peux que mettre des idées sur la table. Je pense qu'un moment donné, la frustration s'installe.»

Claude Pinard dit avoir découvert Camil Bouchard, «un gars de La Tuque», lors de la publication du rapport Un Québec fou de ses enfants, dans lequel il expliquait l'importance des garderies pour les enfants en milieu défavorisé.

Jean Martin Aussant, député de Nicolet-Yamaska, confiait pour sa part perdre autant un collègue apprécié qu'un bon ami. «Je pense qu'être tout le temps dans l'opposition ne cadrait pas avec le profil de Camil.»

M. Aussant admet que ce deuxième départ peut être négativement interprété par le public, mais pas par les personnes qui suivent la politique de près.

«Je crois que ça s'explique bien pour ceux qui suivent ça de près. M. Bouchard comme M. Legault ont bien expliqué les raisons de leur départ en point de presse. Ce sont des hommes habitués à ne pas être de simples spectateurs. Ce sont des raisons que je comprends. Et puis, on ne peut pas dire qu'ils n'ont pas contribué à la vie politique du Québec.»

 

publicité

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer