Vaccination: de longue haleine

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Sur la photo, on voit les membres de... (Photo: Stéphane Lessard)

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Sur la photo, on voit les membres de l'équipe du CSSS de Trois-Rivières. De gauche à droite, on retrouve Jocelyn Auger, conseiller aux communications, Serge Lemieux, bénévole, Nathalie Garon, directrice enfance-jeunesse-famille et santé publique, Carmen Gélinas, infirmière, Yvon Tourigny, chef sécurité civile, et Olivier Tardif, responsable des bénévoles.

Photo: Stéphane Lessard

Nancy Massicotte

Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La campagne de vaccination massive contre la grippe A (H1N1) est maintenant terminée dans la région. Au-delà des chiffres et des statistiques, du débat entourant la pertinence du vaccin, des nombreux changements apportés au calendrier de vaccination, des centaines de personnes ont travaillé d'arrache-pied pour faire de cet événement un succès.

Voici quelques bénévoles du CSSS de l'Énergie; au... (Photo: François Gervais) - image 1.0

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Voici quelques bénévoles du CSSS de l'Énergie; au premier plan, on voit Françoise Saint-Hilaire, à la première rangée, de gauche à droite: Louise Boissonneault, Jocelyn Rioux, Lucie Rivard-Mongrain; seconde rangée: Jacinthe Boivin, Louise Hill, Yolande Bastien et Pierrette Trudel; troisième rangée: Yvon Proteau, Yvon Saint-Hilaire, Pierre Darveau et Cécile Gauthier.

Photo: François Gervais

En effet, les mots succès et fierté sont sur toutes les lèvres lorsqu'on rencontre les employés du réseau de la santé et les nombreux bénévoles qui ont participé à la campagne. «Quel défi pour nous tous! Nous allons passer à l'histoire. Lorsque nous aurons 90 ans, en train de se bercer dans les CHSLD, nous nous rappellerons avoir fait partie de cette campagne, la plus importante que le Canada ait connue à ce jour», s'exclame Lucette Cloutier, chef de programme au CSSS de l'Énergie et responsable du centre de vaccination.

Même son de cloche et surtout même enthousiasme dans les CSSS de Trois-Rivières, Bécancour-Nicolet Yamaska, Haut-Saint-Maurice, Vallée-de-Batiscan et Maskinongé. Partout, on parle d'un bel exemple de solidarité et de mobilisation du milieu. «C'était une première pour nous tous, mais l'expérience a été unique et grandiose», mentionne d'ailleurs Nathalie Piché, porte-parole du CSSS de Maskinongé.

Pour réussir à vacciner 260 000 personnes environ en huit semaines, le réseau de la santé a dû mettre en place toute une logistique basée sur le travail à la chaîne. Dans les centres de vaccination par exemple, il y avait plusieurs étapes à suivre avant d'être vaccinés. Tout d'abord, se procurer un coupon. Il est difficile de passer sous silence l'implication de ces employés et/ou bénévoles qui ont commencé à distribuer les coupons dès 5 h.

Nathalie Garon, directrice enfance-jeunesse-famille et santé publique au CSSS de Trois-Rivières, explique que l'objectif était non seulement de favoriser un bon roulement de vaccination, mais aussi de sécuriser les gens. «Nous devions accueillir 400 personnes à l'heure. C'est pourquoi il y avait des gens à chacune des étapes: accueil, lavage des mains, inscription, formulaire à remplir, évaluation, vaccination, période d'attente, sortie, etc.», indique-t-elle.

Pour ce faire, les CSSS ont fait appel à leur personnel infirmier évidemment mais aussi à leurs commis, travailleurs sociaux, intervenants psychosociaux, organisateurs communautaires, employés de soutien technique et de l'informatique, gestionnaires, agents administratifs, salubristes, personnel des ressources humaines et agents de communication pour répondre aux nombreuses (très nombreuses) demandes des médias.

Uniquement au CSSS de Trois-Rivières, ce sont plus de 500 employés qui ont oeuvré de près ou de loin dans cette campagne de vaccination et dans les cliniques de grippe. On a même fait appel à des infirmières à la retraite et à des étudiants du Cégep.

Il faut aussi compter les traiteurs (question de nourrir les troupes), les agents de sécurité et pourquoi pas, des massothérapeutes pour détendre les muscles des infirmières comme ce fut le cas à Shawinigan. Une à deux fois par jour, ces mêmes infirmières prenaient soin également de ranger leur seringue pour faire une petite danse de groupe.

À tous ces employés se sont greffés des centaines de bénévoles dont le rôle était d'accompagner les gens lors de leur passage au centre de vaccination et ce, avec le sourire aux lèvres. «C'était facile d'avoir le sourire, car nous venions tous sur une base volontaire. Moi, j'avais le goût de me sentir utile et de participer à une opération que je savais mauditement importante», précise Serge Lemieux, un bénévole à Trois-Rivières.

En bout de ligne, la population n'avait d'ailleurs que des bons mots sur le processus de vaccination et le service reçu. «Les gens n'en revenaient pas à quel point tout allait vite et bien. J'ai même vu des personnes déçues: elles étaient arrivées avec leur sac à dos, leur lunch et leur chaise. Elles n'ont pas eu besoin de les utiliser. Je suis presque gênée de le dire, mais notre taux de satisfaction a atteint 95 %», souligne Mme Cloutier.

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