Dévitalisé dites-vous?

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Qu'est-ce qu'une municipalité dévitalisée? Poser la question c'est risquer de susciter un débat passionné. Si certains maires de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont été choqués de voir leur municipalité se retrouver sur cette liste peu prestigieuse, la plupart se sont rapidement consolés en constatant les avantages indéniables que cela pouvait leur apporter (jusquà 90 % de financement d'un projet).

Par ailleurs, d'autres municipalités qui, sans être reconnues officiellement dévitalisées mais qui ont également perdu presque tous leurs services de proximité, font des pieds et des mains pour recréer leur vie villageoise et n'auraient pas détesté apparaître sur cette liste.

Mais dans un cas comme dans l'autre, ce sont celles qui sont les plus imaginatives qui tirent le mieux leur épingle du jeu.

Mais commençons par le début. La Politique nationale de ruralité du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire contient un indice de développement des municipalités qui fait appel à des variables socioéconomiques (issues des données de recensement de Statistique Canada) et qui permet désormais d'identifier les municipalités dévitalisées du Québec.

Celles qui obtiennent un indice de développement inférieur à -5 sont reconnues comme dévitalisées.

La sentence n'est pas sans appel, car de 2001 à 2006, les municipalités dévitalisées ont réussi à se reprendre en main et à améliorer leur classement en effectuant un certain rattrapage par rapport à l'ensemble du Québec. La liste est donc «évolutive».

Actuellement, le Québec compte 173 municipalités dévitalisées dont sept en Mauricie et 13 au Centre-du- Québec. (Voir tableau)

La plupart d'entre elles ont moins de 1000 habitants, comptent un nombre important de personnes âgées, attirent peu de nouveaux venus et ont perdu plusieurs de leurs services de proximité: école, épicerie, station-service, restaurant, dépanneur, présence religieuse dans les presbytères, bureau de poste, caisse populaire, etc..

Un plan d'action gouvernemental a été mis en place à la suite de la tenue de deux forums sur le sujet en mars et novembre 2007 par la Fédération des municipalités du Québec et il tient compte du Plan d'action pour l'occupation de tout le territoire québécois «Pour un avenir viable de l'ensemble du territoire de l'Union des municipalités du Québec», paru en 2007.

Mais cela dit, dévitalisées officiellement ou non, quelques petites municipalités n'attendent pas le pire avant de réagir.

Le Nouvelliste vous propose à partir d'aujourd'hui une série d'articles sur différentes expériences menées en région pour faire revivre les villages.

 

Villages dévitalisés

Mauricie

MRC de Maskinongé

Sainte-Angèle-de-Prémont

Saint-Alexis-des-Monts

Saint-Édouard-de-Maskinongé

MRC de Mékinac

Notre-Dame-de-Montauban

Trois-Rives

Centre-du-Québec

MRC Nicolet-Yamaska

Aston-Jonction

Baie-du-Febvre

Saint-François-du-Lac

Pierreville

Saint-Elphège

Sainte-Eulalie

Sainte-Monique

Sainte-Perpétue

Odanak

MRC de Bécancour

Lemieux

Sainte-Sophie-de-Lévrard

MRC d'Arthabaska

Daveluyville

Notre-Dame-de-Ham

MRC de l'Érable

Villeroy

 

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