Deux Mauriciennes à l'assaut du Kilimandjaro

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Marie-Josée Bédard entourée de supporteurs lors d'une activité... (Photo: Sylvain Mayer)

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Marie-Josée Bédard entourée de supporteurs lors d'une activité au  Broadway Pub de Shawinigan: Nathalie St-Jean de La Capitale; Marc Bédard, propriétaire du Broadway Pub; Hélène Julien de Desjardins; Martine Proulx qui a préparé le programme d'entraînement et France Brisson de Rôtisserie St-Hubert de Shawinigan.

Photo: Sylvain Mayer

 

Gabriel Delisle
Le Nouvelliste

(La Tuque) Deux jeunes femmes de la Mauricie s'attaquent au Kilimandjaro afin de recueillir 20 000 $ pour venir en aide à de nombreuses familles victimes de sinistres. La Latuquoise Annie Lapointe, de la Fondation GUS (Groupe urgence sinistre), a convaincu Marie-Josée Bédard, une neuropsychologue du Centre de santé et des services sociaux de l'Énergie, à Grand-Mère, de relever le défi que représente l'ascension du plus haut sommet d'Afrique. Leur avion décolle du Québec aujourd'hui.

Annie Lapointe est reconnue pour sa soif de l'aventure. C'était tout naturel pour elle d'organiser cette expédition de la fondation. Depuis sa participation à Fort Boyard en 1998, elle a piloté une voiture et remporté à deux reprises le célèbre Rallye Aïcha des Gazelles soit en 2004 et 2005. Il s'agit d'une course motorisée d'endurance et d'orientation sans GPS au coeur du désert marocain avec un fort volet communautaire.

«La première fois, tu ne sais pas vraiment à quoi t'attendre. La deuxième par contre, tu te dis que t'es une «maudite innocente», car tu sais ce qui t'attend», souligne-t-elle.

Marie-Josée Bédard s'est jointe à l'expédition il y a tout juste un mois. Une personne du groupe original s'était désistée.

«Annie ne m'a pas laissé beaucoup de temps pour décider. Mais je voulais faire le Kilimandjaro depuis longtemps», soutient celle qui a participé dernièrement à un voyage dans l'Himalaya. «De plus, je suis contente de faire ce voyage pour une cause qui me tient à coeur. J'aimerais, dans quelques années, m'investir dans Médecins sans Frontières.»

Les deux filles ne seront pas seules puisque six autres personnes feront également partie de l'expédition. Leur objectif est de recueillir 20 000 $ en don au profit de la Fondation GUS. Les huit personnes ont amassé plus de 8000 $ auprès de différents commanditaires. Le voyage au Kilimandjaro coûte près de 6000 $ à lui seul.

Cinq heures d'entraînement cardiovasculaire intense par semaine ont été requises ces derniers mois. «Nous faisons beaucoup de marche ensemble en montagne avec les sacs et les bâtons de marche. La première fois que j'ai monté la montagne du Relais deux fois dans la même journée, j'ai eu de la misère à marcher pendant deux jours», déclare en riant Mme Lapointe.

La Fondation GUS vient en aide aux familles sans assurances victimes d'un sinistre comme un incendie. «Nous aidons les familles notamment dans l'achat de meubles, de premières épiceries et de vêtements ainsi que de services professionnels. Nous avons aussi déjà construit deux maisons avec l'aide de nos franchisés», souligne Annie Lapointe.

Une montagne mythique

Le Kilimandjaro représente tout un défi pour les grimpeurs. C'est le roi d'Afrique, le plus haut sommet de continent. Le sommet de ce volcan domine de ses 5895 mètres les savanes de la Tanzanie et du Kenya. Ce sommet est mythique. La rigueur des neiges de son sommet contraste avec la luxuriante diversité animale de la savane.

C'est tout un défi qui attend le groupe de la fondation GUS, en raison du manque d'oxygène en altitude. C'est la grosse difficulté technique de cette montagne. Chacun réagit différemment devant ce phénomène. «Il y a des athlètes olympiques qui échouent à l'ascension de cette montagne», explique Annie Lapointe.

«Je sais que je vais tester réellement mes limites, que je vais frapper mon mur. C'est une véritable adrénaline de traverser mes limites. Toute une fierté.»

Marie-Josée Bédard est bien au fait des problèmes que peut engendrer la rareté d'oxygène en altitude. La docteure en neuropsychologie prend cette question très au sérieux. Le manque d'oxygène peut entraîner des oedèmes pulmonaires qui se traduisent par une grande fatigue, une toux et d'importantes difficultés respiratoires.

«Si la situation dégénère, il est possible de développer un oedème cérébral. Ces problèmes peuvent entraîner le décès. Nous devons être à l'écoute les uns des autres», souligne Mme Bédard qui précise que l'équipe aura avec elle une tente hyperbare.

Plusieurs voies permettent d'accéder au sommet, mais les deux plus courantes sont les voies de Marangu et de Machame. L'équipe de la fondation GUS a d'ailleurs retenu cette dernière. La Machame offre des paysages plus variés et est beaucoup moins fréquentée en raison de l'absence de refuge sur son parcours.

Il est possible de suivre le périple des deux Mauriciennes sur le carnet de bord internet de l'équipe au www.fondationgus.com. Des commentaires et des photos seront, si tout va bien, mis en ligne régulièrement.

 

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