La demande est présente pour les sages-femmes

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La journée-carrière pour les sages-femmes à l'Université du... (Photo: Stéphane Lessard)

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La journée-carrière pour les sages-femmes à l'Université du Québec à Trois-Rivières a eu lieu hier. Sur la photo, on aperçoit (à l'avant-plan): Katherine Groulx, sage-femme à la Maison de naissance de la rivière de Nicolet, en compagnie de son fils, Léandre Bergeron-Groulx. À l'arrière: Marie-Josée Gagnon, sage-femme et coordonnatrice de service à Kuujjuaq du centre de santé de Tulattavik, Marleen Baker, spécialise en sciences de l'éducation au programme de pratique sage-femme à l'UQTR, et Mélina Castonguay, étudiante en deuxième année au programme.

Photo: Stéphane Lessard

Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

Les 70 étudiantes inscrites au programme de baccalauréat en pratique sage-femme à l'UQTR ont l'embarras du choix quand vient le temps de se trouver du travail.

Le taux de placement de ce programme étant de 100 % pour la quinzaine de finissantes, les étudiantes sont courtisées par la dizaine de maisons de naissance répertoriées au Québec. Cinq d'entre elles étaient à l'UQTR vendredi afin de participer à une journée-carrière destinée aux sages-femmes.

«L'idée vient d'une sage-femme de Gatineau pour recruter des finissantes sur le campus, explique Marleen Baker, spécialiste en sciences de l'éducation au programme en pratique sage-femme. Les maisons de naissance peuvent donner de l'information sur les conditions de travail, sur les heures de travail, etc.»

Deux centres de santé se sont ajoutés hier aux maisons de naissance et leur représentantes venaient d'aussi loin que la baie d'Hudson et Tulattavik, dans la baie d'Ungava.

Pour Marie-Josée Gagnon, cette journée-carrière était une belle occasion de faire connaître le centre de santé de Tulattavik.

«Ça va faire trois ans en février que je suis là-bas. On est ici pour présenter le centre. On est trois sages-femmes. On en aurait besoin de deux de plus», explique Mme Gagnon, sage-femme et coordonnatrice du service à Kuujjuaq.

Mme Gagnon, originaire de Québec, compte aussi sur la formation donnée localement aux femmes inuits pour amener ces dernières à travailler comme sage-femme dans leur coin de pays. Elle était à Trois-Rivières pour vendre cette région qui dessert 4600 personnes dans la baie d'Ungava.

«C'est un autre monde et c'est magnifique. Pour les gens qui aiment la nature, c'est superbe.»

Mme Gagnon a discuté avec Mélina Castonguay, une étudiante de deuxième année en pratique sage-femme. La Montréalaise semble très ouverte à l'idée de travailler dans le Grand Nord québécois.

«Je suis ici pour voir où je veux aller en stage. On a cinq stages de 15 semaines dans le programme. Le Grand Nord m'intéresse quand j'aurai une ou deux années de pratique. On a plus de responsabilités. Et je suis attirée par le Grand Nord. Je veux faire ma part pour aider, sans m'imposer, et je pourrai recevoir de leur culture.»

 

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