Lundi soir dernier, lors de l'assemblée régulière du conseil trifluvien, un citoyen est intervenu pour questionner le maire et les membres du conseil sur les intentions de la Ville entourant l'adoption d'un nouveau logo.
«Je me questionne sur la nécessité de changer ça et sur les coûts que ça va engendrer», a fait valoir Denis Paquin, ayant en main une copie du logo proposé par la firme LG2.
Le maire Yves Lévesque s'est montré évasif sur la question du nouveau logo. «Personne n'a dit qu'on changerait tout immédiatement. Il y a des choses qu'on peut faire graduellement, sans engendrer de coûts additionnels», a-t-il d'abord répondu.
Pour lui, l'idée de doter la Ville d'un nouveau symbole graphique s'inscrit dans la foulée de vouloir donner une image de marque à Trois-Rivières. Il a rappelé que le travail a déjà été amorcé par la firme LG2, qui a présenté la campagne du «T-Rès Trois-Rivières».
LG2 a aussi refait l'identification visuelle de la Société de développement économique, devenue «Innovation et développement économique Trois-Rivières, et par conséquent de l'aéroport, de Tourisme Trois-Rivières et du parc Micro-Sciences (technoparc).
«Par souci d'harmonie avec les autres services de la Ville, ils nous ont proposé des logos pour la culture et la Ville elle-même», a indiqué le maire en séance publique. Mais c'est là que le bât blesse. Des conseillers jurent n'avoir jamais été mis au courant de cette démarche.
Alain Croteau était le premier à s'en insurger lundi soir. Lui et les autres nouveaux conseillers tombaient des nues. Mais d'autres conseillers, dont Sylvie Tardif, André Noël et Yves Landry, ont affirmé ne pas avoir été au courant de cette volonté.
«C'est le conseil qui aurait dû donner le mandat à une firme pour trouver un nouveau logo. Ce n'est pas à nous de nous harmoniser à une décision de la Société de développement économique», a expliqué André Noël.
«J'étais au courant pour le changement de la SDE, mais je ne savais pas qu'on voulait étendre ça à la Ville», indique Yves Landry. Selon lui, il importe de se questionner sur une telle démarche, voir les coûts et la plus-value que cela peut apporter.
«C'est en train de se faire et on n'a pas un mot à dire. J'ai été déçue d'apprendre ça par les médias», explique Sylvie Tardif. D'autres conseillers, dont René Goyette, ont affirmé être vaguement au courant de la démarche.
«La présentation on l'avait eue», affirme-t-il en disant ne pas se souvenir si c'était à la Ville ou à la SDE, où il siège.
Actuellement à la Ville de Trois-Rivières, on s'affaire à évaluer les coûts reliés à un changement de logo, même s'il est progressif.
«Tout doit être pris en considération. On parle des véhicules, des panneaux de signalisation, des vêtements, de la papeterie. Les gens du service de l'approvisionnement sont en train de regarder ça. Mais on ne m'a pas donné le mandat de faire une conversion», conclut François Roy, directeur des communications pour la Ville.










