Le député du Parti québécois dans La Prairie demande aussi au gouvernement de Jean Charest d'instaurer un plan d'indemnisation, non seulement pour les victimes de la vague actuelle de pyrrhotite, qui compte présentement 350 cas à Trois-Rivières, mais aussi pour les autres victimes de la pyrite qui se sont déclarées autour de l'année 2004.
«Dans les années 1990, il y avait eu un programme d'indemnisation», rappelle-t-il.
François Rebello croit que le ministre Hamad doit se hâter à réviser la norme sur le béton. «Il va falloir qu'il bouge vite», dit-il.
«La semaine prochaine, je veux des réponses claires. Qu'il me dise c'est quoi ce produit-là et combien on peut en avoir pour ne pas que ça cause de problèmes. C'est lui qui va me répondre, ce n'est pas la Régie du bâtiment ou Pierre, Jean, Jacques», promet le député.
François Rebello estime que la norme du béton doit être révisée «le plus rapidement possible», soit d'ici quelques semaines au plus tard.
«Mais là, on me parle de délais de un à trois ans. C'est complètement ridicule. Le ministre est le seul capable de faire en sorte que les délais soient courts», fait-il valoir. «Quand il y a un risque important au niveau de la construction, c'est important d'intervenir rapidement», plaide-t-il.
Le porte-parole de l'Opposition en matière de Travail veut profiter du retour en Chambre, la semaine prochaine, pour pousser le dossier. «Je pense que c'est un enjeu majeur et on va vouloir des réponses claires du ministre», dit-il.
«Je pense que la vraie responsabilité incombe au gouvernement», explique François Rebello. «Le risque existe depuis 2004. Il a commencé à y avoir des reportages dans les médias. Donc, normalement, le gouvernement était dans l'obligation, c'était son devoir d'étudier la question. Il ne l'a pas fait. Le gouvernement est le vrai responsable», analyse le député.
«Il doit donc prévoir un programme d'indemnisation.»
Selon lui, on ne peut pas s'en remettre aux normes de l'industrie en pareil cas alors que la situation a démontré que les normes ne sont pas suffisantes.
«Si les normes ne sont pas suffisantes, c'est au gouvernement d'évaluer ça. La responsabilité du gouvernement, c'est d'établir une norme claire», plaide-t-il.
François Rebello réclame une indemnisation parce qu'il craint, à la lumière des démarches juridiques en cours, dans lesquelles interviendront pas moins d'une vingtaine d'avocats, que «tout le monde se lance la balle» et qu'au bout du compte, la faute soit mise sur la norme déficiente.










