Marcel Guy, son mari, avait abusé sexuellement de petites filles qui étaient gardées chez lui. Un premier signalement à la DPJ n'avait pas été retenu.
Des années plus tard, une des filles a confié à Louise Guy les sévices sexuels dont elle était toujours victime, tout comme une autre fille qui était aussi hébergée chez cet homme.
Selon les mots même de l'accusée, elle avait «une bombe dans les mains» et ne savait que faire. Elle a confronté son mari qui a confirmé avoir pratiqué des actes sexuels avec une des jeunes filles.
En fait, la preuve a démontré que Marcel Guy a agressé sexuellement deux victimes pendant de très nombreuses années à partir de l'âge de 7 ans. Il a même eu des relations sexuelles complètes avec une d'elles.
Selon l'accusée, elle faisait tout ce que son mari lui disait de faire, De peur que des plaintes soient portées et que le déshonneur rejaillisse sur sa famille, Louise Guy a fait signer une lettre à une des victimes à l'effet qu'elle ne porterait pas plainte contre son mari.
Cela n'a pas suffi à dissuader les victimes de porter plainte plus tard. Hier, Louise Guy a soutenu qu'elle avait offert à une des filles de communiquer avec la police. Celle-ci a répliqué que ce n'était pas vrai.
Témoignant hier, une des victimes a dit qu'elle n'a jamais été protégée par l'accusée contre les gestes de Marcel Guy.
«Je n'ai jamais reçu aucun support d'elle», a déclaré la victime, qui a même précisé qu'elle a été privée de plusieurs choses après s'être confiée à l'accusée.
Louise Guy a dit bien candidement qu'elle avait appris au procès de son mari tout ce qu'il avait fait avec les victimes. Marcel Guy a été condamné à 5 ans de pénitencier la semaine dernière.
Dans le cas de sa conjointe, les discussions pour régler le dossier ont duré un bon moment entre Me Hélène Carle, la procureure aux poursuites criminelles et pénales, et Me Mario Mélançon, le procureur de l'accusé.
Finalement, ils ont convenu de suggérer une peine de six mois de prison derrière les barreaux même si l'accusée n'avait aucun antécédent judiciaire. Le juge Pierre-L. Rousseau a fait sienne cette suggestion en considérant que la sentence, même courte, serait très dissuasive pour Louise Guy.
Pour le juge, Louise Guy avait une grande responsabilité comme mère d'accueil, notamment celle de protéger les enfants qui lui étaient confiés. Le président du tribunal a conclu que l'accusée avait agi sous l'emprise de son mari en contrecarrant le cours de la justice.










