Il a repris sensiblement les mêmes propos tenus la veille devant les étudiants de l'Université d'Ottawa
Le chef bloquiste estime que le Canada qui se développe et se construit en fonction de ses propres valeurs ne répondra jamais à celles du Québec.
Il a rappelé que dans le budget de relance, l'environnement, les industries de la forêt, de l'aéronautique, manufacturière, de la recherche et de la culture, très présentes au Québec, ont toutes été écartées en faveur de l'industrie automobile de l'Ontario et du pétrole de l'Ouest.
Il a aussi dénoncé la décision d'Ottawa de verser des milliards de dollars à l'Ontario et à la Colombie-Britannique pour l'harmonisation des taxes de vente et de refuser 2,2 milliards $ au Québec alors que l'harmonisation de ces taxes est complétée depuis longtemps.
«En prévision du prochain budget, nous avons présenté des propositions concrètes et nous verrons si les conservateurs saisissent l'occasion de satisfaire le Québec», a-t-il déclaré, visiblement sans trop y croire.
À nouveau, Gilles Duceppe a répété que la culture pétrolière nuit au Québec et a redit la nécessité de réduire sa dépendance au pétrole.
«Nous devons tout faire pour amener le gouvernement à accoucher d'un vrai plan de lutte contre les changements climatiques avec des cibles contraignantes et ambitieuses, une approche territoriale et 1990 comme année de référence», a-t-il martelé.
Tout comme Pauline Marois plus tôt en semaine, Gilles Duceppe constate que la loi 101, «de plus en plus charcutée» ne protège pas suffisamment le fait français. Le discours n'est pas clair pour les nouveaux arrivants et dit-il «c'est déjà un exploit remarquable qu'on ait réussi à intégrer la moitié d'entre eux à la majorité francophone au Québec.»
Moins que jamais, ajoute Gilles Duceppe, on ne peut être optimiste en ce qui a trait à l'avenir du Québec dans le Canada compte tenu que le poids politique de cette province est appelé à diminuer dans les années qui viennent.
«Vingt ans après Meech, le Québec est de plus en plus mal servi sur les plans économique, et environnemental, comme c'est le cas en matière de langue, de culture et de citoyenneté», a-t-il souligné.
Gilles Duceppe a promis qu'en 2010, sa formation qui célébrera ses 20 ans d'existence continuera à être un des fers de lance du mouvement souverainiste et qu'elle intensifiera même ses efforts.
«Quand les Québécois réaliseront que l'espoir d'une réforme du fédéralisme est illusoire et que la seule voie d'avenir pour le Québec, c'est la liberté politique, à ce moment-là, nous serons prêts à mettre en oeuvre un projet de souveraineté clair et emballant», a assuré celui qui en 1990, devenait le premier député souvenainiste à siéger à Ottawa.
Rappelons par ailleurs que le Bloc québécois de Trois-Rivières tiendra une assemblée générale annuelle, ce dimanche, au Buffet Champion de la rue Notre-Dame-est.











