«Ce qu'on veut acheter, c'est une table d'examen électrique qui va se baisser à un ou deux pieds du sol», explique le Dr Alain Bilocq. «Actuellement, on a une table qui est correcte, mais les gens qui ont un handicap physique ont de la difficulté à grimper dessus. Donc, quand j'examine un patient qui a eu un a.v.c. et qui a une faiblesse dans la jambe, il faut se mettre à deux ou trois personnes pour pouvoir l'asseoir sur la fameuse table», raconte le neurochirurgien.
Les sommes amassées lors du «Petit» week-end plein air serviront aussi à rehausser le niveau de la clinique externe, tant pour les examens que pour créer une ambiance favorable à la prise de décisions importantes.
Un fonds qui fait du chemin
Dans le passé, d'autres investissements fort appréciés ont pu être réalisés à la clinique de neurologie grâce aux 200 000 $ recueillis jusqu'à présent par le Fonds Jean-Pierre-Petit. Ces équipements ont fait toute la différence pour les gens de la Mauricie qui ont été référés au service, car certaines interventions médicales n'auraient pas pu être faites par les neurochirurgiens à Trois-Rivières sans les nouvelles technologies acquises.
«Il y a beaucoup d'équipements. Entre autres, pour la chirurgie transsphénoïdale, on a des micro-ciseaux et des micro-pinces qu'on n'avait pas avant», raconte le Dr Bilocq.
«Il y a de l'endoscopie qui se fait au niveau du cerveau. Tout l'équipement a été acheté par le Fonds Jean-Pierre-Petit», dit-il. Même chose pour des instruments pour la rétraction chirurgicale au niveau du cerveau et de la colonne vertébrale.
«Il y a certaines situations cliniques, comme des tumeurs dans les ventricules, où l'on utilise de A à Z de l'équipement fourni par le Fonds Jean-Pierre-Petit pour pouvoir opérer. J'ai quelques patients qui, en 2009, ont été opérés d'un bout à l'autre avec de l'équipement acquis grâce au Fonds Jean-Pierre-Petit», raconte le médecin.
Le Dr Alain Bilocq est un des quatre neurochirurgiens du CHRTR. Il estime que tous ces équipements ont aussi été de nature à attirer certains de ses collègues à Trois-Rivières.
«Il y a cinq ans, on était moins qu'aujourd'hui. Maintenant, on est complet. Nous sommes quatre neurochirurgiens et une jeune équipe. On a une moyenne en bas de 30 ans. On est parmi la plus jeune, sinon la plus jeune équipe du Québec. C'est très dynamique et on est impliqué dans un fonds très dynamique aussi», se réjouit-il.
S'il en est un qui profite de cette expertise, c'est Sébastien Lapointe, 32 ans. Ce jeune papa d'un bébé de 16 mois est bénévole au sein du Fonds Jean-Pierre-Petit depuis 2005, date à laquelle on a lui avait diagnostiqué un premier cancer au cerveau.
Pour l'équipe du Fonds qui organise le «Petit» Week-end plein air, à la fin du mois, ce jeune bénévole dévoué représente une raison de plus pour amasser des fonds.
En rémission de son cancer jusqu'à tout récemment, Sébastien Lapointe a en effet appris, il y a une semaine, que deux autres tumeurs sont apparues ailleurs dans son cerveau.
Faisant preuve d'un optimiste d'acier, il invite les gens à participer à l'activité de collecte de fonds, que ce soit pour une heure ou 24 heures. Il en coûte 7 $ pour participer, toutefois, il faut prévoir 250 $ pour le défi de 12 heures et 500 $ pour le défi de 24 heures.











