Jean-François Lemire explique qu'il n'est pas rare que l'on voit des phoques dans le lac Saint-Pierre en été, mais en 20 ans de métier, dit-il, il n'en a jamais aperçu un seul en hiver.
D'après la description de l'animal obtenue de la part de la pourvoirie, Robert Michaud, le coordonnateur du Réseau québécois d'urgences pour les mammifères marins, qui est basé à Tadoussac, croit qu'il s'agit d'un phoque commun, une des seules espèces qui restent à l'année dans le Saint-Laurent. L'événement, bien qu'extraordinaire, n'est pas anormal selon lui.
Le fleuve, dit-il, est assez fréquenté par les mammifères marins, en particulier par les phoques.
Toutefois, depuis sa création, le réseau a eu peu de signalements de carcasses entre les mois de décembre et de mars. À l'occasion, toutefois, des animaux vivants ont été aperçus jusqu'à Verchères dans cette période, explique M. Michaud.
La trouvaille de Baie-du-Febvre est très intéressante pour le Réseau, ajoute le coordonnateur.
«C'est très le fun d'avoir ces informations-là. Le Réseau d'urgences fait des pieds et des mains pour recueillir toutes les informations sur tous les incidents qui impliquent des mammifères marins.»
Les gens qui voient un mammifère marin mort, vivant ou en détresse peuvent contacter le 1-877-7BALEINE jour et nuit.
La carcasse du phoque demeurera congelée et sera offerte à la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe qui pourra effectuer une nécropsie.
Il existe des espèces qui font l'objet de suivis scientifiques détaillés, comme les bélugas. Toutefois, ce n'est pas le cas pour le phoque commun.
Le Réseau d'urgences regroupe une vingtaine d'organisations, incluant le Biodôme de Montréal et l'Aquarium du Québec ainsi que plusieurs organisations gouvernementales.











