Des mitaines rouges pour vivre la frénésie des JO

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 200 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

L'enseignante Line Vanier et ses jeunes élèves fort... (Photo: Ève Guillemette)

Agrandir

L'enseignante Line Vanier et ses jeunes élèves fort heureux d'étrenner leurs mitaines aux couleurs des Jeux olympiques.

Photo: Ève Guillemette

Isabelle Légaré

Isabelle Légaré
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Grâce à l'enthousiasme contagieux de l'enseignante Line Vanier, 36 petites mains de l'école primaire Saint-Philippe, à Trois-Rivières, vont chaudement applaudir les performances des athlètes aux Jeux olympiques de Vancouver.

Ces dix-huit enfants à la maternelle ont reçu, hier après-midi, un beau cadeau de leurs amis de l'École bilingue de Vancouver : dix-huit paires de mitaines aux couleurs des JO!

Mme Vanier ne tient plus en place. Demain, la Trifluvienne qui est aussi directrice adjointe à l'école Notre-Dame, du secteur Pointe-du-Lac, prend l'avion en direction de l'extrémité ouest du pays.

Elle sera bénévole pour toute la durée des Jeux, assignée plus précisément au niveau des compétitions de hockey. Diriger les gens dans les estrades, distribuer les billets, accréditer les joueurs et se retrouver derrière le comptoir d'informations sont parmi les tâches qui pourraient lui être confiées.

Mais pour Mme Vanier, cette expérience unique qu'elle s'apprête à vivre constitue également un retour aux sources. De 2002 à 2005, elle a enseigné à Vancouver, justement à l'École bilingue d'où proviennent les moufles rouges.

Elle s'y trouvait lorsque la ville a été désignée hôtesse des Jeux olympiques d'hiver 2010. Mme Vanier s'était alors promis de vivre l'événement à titre de bénévole.

De retour, depuis, à Trois-Rivières, la dame a tout de même tenu parole. Mieux, elle a décidé de partager sa passion de l'activité physique à des fillettes et des garçons âgés de 5 et 6 ans.

«Je veux semer de l'espoir en eux, leur prouver que lorsqu'on croit en nos rêves, on peut les réaliser», explique l'enseignante qui oeuvre dans une école d'un quartier défavorisé où, rappelle-t-elle, les parents n'ont pas toujours les moyens financiers d'inscrire leurs enfants dans une discipline sportive qui entraîne l'achat d'équipements et autres coûts élevés.

Au cours des dernières semaines, les élèves de Mme Vanier ont créé des bricolages sur des athlètes aux JO, ils ont aussi fabriqué un thermomètre des médailles avec lequel ils pourront suivre les gagnants canadiens.

«Je sais que mon histoire est très simple et peut même paraître anodine. Par contre, lorsque je vois mes amis de la maternelle prendre conscience de l'ampleur des Jeux et développer le désir de les regarder à tout prix en espérant y voir madame Line, je suis comblée car je sais que l'événement aura un sens pour eux», confie leur enseignante.

Line Vanier profitera de cette motivation en eux pour organiser, à son retour de Vancouver, la 3e édition de la course «À la ligne d'arrivée» qui se déroulera, en avril prochain, dans les rues du quartier Saint-Philippe.

Depuis qu'elle incite les petits à bouger, Mme Vanier constate que ces derniers influencent à leur tour les plus grands. Des parents prennent part à cette activité du printemps qui exige rien de moins que deux entraînements par semaine.

«Parmi les parents qui participent, certains décident d'en profiter pour arrêter de fumer», se félicite l'enseignante à quelques heures de son départ pour le rendez-vous universel des athlètes.

En riant, Mme Vanier raconte que son retour à l'École bilingue de Vancouver est attendu par les jeunes de l'endroit. En fait, ils ne le savent pas encore, mais la personne bénévole surprise qui leur sera présentée dans le cadre d'activités spéciales entourant les Jeux est leur ancienne «kindergarten teacher».

«Je vais pouvoir revoir mes anciens élèves de la maternelle qui sont aujourd'hui en 5e, 6e ou 7e année», se réjouit-t-elle à l'avance, également impatiente de revenir à Trois-Rivières pour raconter son aventure à ses amis de l'école Saint-Philippe.

 

publicité

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer