L'architecte à l'emploi de la Commission scolaire de l'Énergie a décidé de relever le nouveau défi lancé par la Fondation Centre de cancérologie Charles-Bruneau, un endroit qu'elle connaît trop bien pour y avoir accompagné, en 2006, son fils Maxime alors atteint d'une tumeur cérébrale.
Intitulé «Les trois mousquetons», le projet consiste à organiser simultanément l'ascension de trois montagnes qui s'érigent en maîtres sur trois continents différents.
En avril prochain, trois équipes constituées chacune de vingt grimpeurs partiront à la conquête du camp de base de l'Everest (Asie), du Kilimandjaro (Afrique) et de l'Elbrous (Europe).
Au moment où Sylvie Rainville affrontera les imposants glaciers russes d'une hauteur de 5642 mètres, Maxime aujourd'hui âgé de 11 ans célébrera ses trois années de rémission.
Depuis sa première expérience du kilimandjaro, la Trifluvienne peut témoigner de l'analogie frappante entre l'ascension d'une montagne et la maladie. La persévérance est essentielle dans les deux cas.
«On ressent les mêmes symptômes qui vont de la peur au lâcher-prise», ajoute-t-elle en rendant constamment hommage à son garçon dont le courage l'inspire dans ce besoin qu'elle a aujourd'hui d'atteindre des sommets et de transmettre un message d'espoir.
Sylvie Rainville est pleinement consciente que sa prochaine expédition sera parsemée d'obstacles. Au mal de l'altitude, risquent de s'ajouter des forts vents et l'inévitable froid intense. Les paysages seront certes magnifiques mais recouverts de glace.
C'est d'ailleurs chaussée de crampons et munie d'un piolet que la dame entreprendra pendant huit jours la montée de l'Elbrous qui constitue une frontière naturelle entre l'Europe et l'Asie, de même qu'entre la Russie et la Géorgie.
Mme Rainville reconnaît que cette nouvelle aventure s'adresse à des personnes (très) en forme et dotées d'un excellent esprit d'équipe.
«Mon ascension du Kilimandjaro a été une expérience grandiose, à tous les points de vue. J'ai maintenant une bonne condition physique. Je n'ai jamais cessé de m'entraîner depuis», explique Mme Rainville qui ne cache pas sa nervosité à deux mois du grand départ.
«C'est clair que j'ai plein de questions. Je pense à la neige et je me demande si je vais être capable d'atteindre le sommet, de résister à l'altitude, etc. Par contre, je sais de par mon expérience du Kilimandjaro que l'effet de groupe est très important. On s'entraide et on s'encourage constamment», rappelle-t-elle avec enthousiasme.
Sylvie Rainville fait également appel à la générosité des gens de la région. Celle qui assume la totalité des dépenses reliées à son voyage s'est aussi engagée, à l'instar des autres grimpeurs, à amasser un minimum de 10 000 $ qui seront remis à la Fondation Centre de cancérologie Charles-Bruneau.
La coordonnatrice aux Services des ressources matérielles et de l'informatique à la Commission scolaire de l'Énergie est très confiante d'y arriver.
Lors de son aventure au Kilimandjaro, Sylvie Rainville avait amassé à elle seule la somme de 25 500 $ pour la recherche sur le cancer pédiatrique.











