«Toujours taper sur le quartier»

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 200 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Respectivement conseillère municipale du district Marie-de-l'Incarnation et commissaire... (Photo: Stéphane Lessard)

Agrandir

Respectivement conseillère municipale du district Marie-de-l'Incarnation et commissaire scolaire du secteur où se trouve l'école primaire Saint-François-d'Assise, Sylvie Tardif et Marie-Josée Tardif disent mal comprendre la récente sortie du président du conseil d'administration de la Corporation des Petits chanteurs de Trois-Rivières, Dominique Gonthier.

Photo: Stéphane Lessard

Isabelle Légaré

Isabelle Légaré
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est avec déception et tristesse que la conseillère municipale Sylvie Tardif a pris connaissance, hier matin, des propos des dirigeants de l'École des Petits chanteurs. Elle accepte très difficilement qu'ils aient fait référence à la situation de pauvreté du quartier Saint-François-d'Assise pour expliquer, en partie du moins, leur manque d'élèves et justifier du même coup leur déménagement au Collège Marie-de-l'Incarnation.

«Toujours taper sur le quartier...», laisse tomber en soupirant celle qui, à titre de coordonnatrice de l'organisme Comsep, aide les gens à faible revenu à améliorer leurs conditions de vie.

«Les Petits chanteurs vont passer de Saint-François-d'Assise au CMI, dans Sainte-Cécile. L'École demeure dans mon district et je suis contente. Je le répète, les Petits chanteurs, c'est un joyau pour Trois-Rivières. Mais qu'on évoque la qualité du quartier pour donner une raison de déménager, je ne peux pas le prendre, je ne peux pas accepter ça sans rien dire. Je ne peux pas faire semblant que je n'ai pas lu ça», déclare Mme Tardif.

Solidaire envers la population qu'elle représente, la conseillère municipale ajoute: «Il y a des ouvriers et des familles qui sont fiers dans le quartier Saint-François-d'Assise. Je suis sûre que ça doit leur faire beaucoup de peine ce matin (hier) de lire ces propos-là», affirme celle qui est reconnue pour défendre bec et ongle les intérêts de ses concitoyens.

«Je crois beaucoup en la mixité sociale. Je travaille fort là-dessus. Les enfants de Saint-François-d'Assise ne sont pas pires qu'ailleurs. Il y a du bon dans chaque personne et dans chaque secteur», ajoute Mme Tardif.

«Qu'on évoque des problèmes d'espace, de structure, de cohabitation pour expliquer la décision de déménager, je peux comprendre les parents. C'est leur décision. Mais qu'on tape sur un quartier où les gens travaillent fort pour le revitaliser et le dynamiser, je ne l'accepte pas», a-t-elle répété après avoir rappelé que le Séminaire Saint-Joseph, le CMI et le Conservatoire de musique de Trois-Rivières ont également pignon sur rue dans les premiers quartiers.

Jamais, soutient la conseillère municipale, ces institutions ont associé leur quartier d'appartenance à de potentiels problèmes de recrutement. D'ailleurs, même en passant de Saint-François-d'Assise au CMI, les Petits chanteurs, insiste Sylvie Tardif, continueront d'évoluer au sein du même tissu social et économique.

«C'est sûr que moi, ça m'affecte», avoue la conseillère municipale qui comprend mal les récents commentaires du président du conseil d'administration des Petits chanteurs, Dominique Gonthier.

Ce dernier a raconté que lors des journées portes ouvertes, il n'est pas rare que des parents ont clairement dit que leur enfant ne serait jamais un Petit chanteur en raison de l'emplacement de l'école dans le quartier Saint-François-d'Assise.

Sylvie Tardif entend offrir son aide à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy pour trouver des solutions qui vont pallier au départ des Petits chanteurs vers le CMI.

Elle dit saluer l'initiative de la commission scolaire qui, avant même de connaître le résultat du vote de lundi soir, avait déjà confirmé sur la place publique son intention de maintenir une chorale de haut niveau à l'école primaire Saint-François-d'Assise.

«J'espère de tout mon coeur que ça va fonctionner», avoue la conseillère municipale qui, dans un même souffle, respecte aujourd'hui la décision des parents des élèves Petits chanteurs.

«Je leur souhaite la meilleure des chances dans leurs projets futurs avec le CMI, de continuer à être une aussi belle organisation et d'avoir un aussi beau rayonnement pour la ville de Trois-Rivières», exprime-t-elle.

 

publicité

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer