Et pour aider au financement de cet organisme à but non lucratif, une vente de vêtements usagés, «mais en très bon état», aura lieu les 13 et 14 février, de 10h à 16h30, au CMI, sur la rue Hart.
«C'est une belle façon de soutenir une cause qui rend notre milieu de vie plus agré ble et plus humain», a soutenu la présidente d'honneur, Paule Vermot-Desroches, journaliste au Nouvelliste, invitant du même coup la population à participer à cette campagne de la «friperie du coeur».
Quant à la collecte de vêtements, elle se poursuit au Bucafin, à l'Auberge Internationale et la Démarche des premiers quartiers secteur Cap-de-la-Madeleine.
Existant depuis 2003, mais sous ce nom depuis 2007, L'Accorderie compte près de 300 membres qui échangent des services entre eux. Outre les ateliers de formation et les repas communautaires, un groupe d'achat collectif mensuel permet aussi aux membres d'économiser.
«Au cours de la dernière année, c'est pour 17 000 $ de nourriture que les membres ont acheté et par l'achat regroupé, c'est une économie de 30 % à 40 % sur la facture d'épicerie», souligne la coordonnatrice, Michelle Plante, tout en évoquant également le service de crédit solidaire.
Pour sa part, la coordonnatrice adjointe à la Démarche des premiers quartiers, Marie-Pierre Leblanc, croit qu'il faut travailler à faire renaître cette entraide et ces échanges de services «qui étaient plus naturels autrefois lorsque les gens se connaissaient davantage».
Il existe deux autres Accorderies, à Montréal et Québec, et le réseau est en expansion avec le démarrage tout récent d'une Accorderie à Shawinigan en janvier dernier.
En ce qui concerne l'activité de financement du week-end prochain, le CMI a ouvert toutes grandes ses portes tandis que les Artisans de paix et le comptoir vestimentaire de Comsep prêtent du matériel et un camion pour assurer la logistique du transport.
«C'est à la population maintenant de venir démontrer sa solidarité en venant acheter des vêtements», conclut Paule Vermot-Desroches.











