Les faits qui étaient reprochés à l'accusé se sont produits entre 2000 et 2004. C'est la caisse populaire De Normanville qui a été la plus touchée dans cette affaire alors que Lessard l'a frustrée par la supercherie et le mensonge de sommes d'argent totalisant 132 713,67 $.
La sentence de l'accusé devait être prononcée hier après-midi mais, en raison de l'encombrement du rôle, le dossier a été reporté au 15 février. Le procureur aux poursuites criminelles et pénales chargé du dossier, Me Maxime Chevalier, n'a pas souhaité expliquer le modus operandi de Serge Lessard.
À la lecture des actes d'accusation, on comprend que l'ex-conseiller financier a fabriqué de faux documents au nom d'individus qui transigeaient avec la caisse populaire.
Il a imité la signature de plusieurs personnes pour faire croire qu'elles avaient vraiment autorisé des transactions ou des prêts. Les sommes détournées à son avantage vont de 200 $ à un peu plus de 11 000 $.
Au total des fraudes tant auprès de la caisse populaire que des particuliers, ce sont plus de 200 000 $ qui auraient été négociées à l'avantage de Serge Lessard.
Me Maryse Brouillette, la procureure de Serge Lessard, entend cependant faire témoigner un comptable pour vraisemblablement démontrer que les fraudes n'ont pas l'ampleur qu'on peut croire et que son client n'a pas touché autant d'argent que les chefs d'accusation l'indiquent.
Les clients frustrés par l'accusé ont été remboursés par un fonds d'indemnisation des caisses populaires. Serge Lessard, un résidant de Shawinigan-Sud a été mis à la porte de la caisse De Normanville dès que les premières plaintes ont été déposées.











