En effet, le sujet devrait être abordé lors de la séance publique de ce soir, à en croire l'ordre du jour remis aux conseillers cette fin de semaine.
Le hic, c'est que selon toute vraisemblance, on y soumettra une fois encore la nomination à titre intérimaire de Réjean Giguère, pour combler pendant les six prochains mois la place laissée vacante depuis la retraite de Jean-Yves Martin.
Or, ce même processus avait avorté en décembre, lors d'un vote dont le résultat final s'était soldé par une égalité des voix.
Il n'en fallait pas plus pour faire bondir le «groupe des sept» formé des élus qui avaient fait part de leur inquiétude en lien avec le processus de nomination. Depuis plusieurs semaines, ces conseillers réclament que soit nommé un vérificateur général externe à l'appareil municipal, et ce, pour un mandat de sept ans, comme le stipule la Loi sur les cités et les villes.
«Nous, on le répète, on n'a rien contre M. Giguère ou encore ses compétences. Mais une nomination pour six mois, ce serait mettre un plaster sur un gros bobo (...) Ce que l'on veut, c'est se pencher sur le véritable enjeu, qui est de trouver le meilleur vérificateur possible», expliquait le conseiller André Noël au bout du fil hier soir.
Du coup, à moins d'une surprise ou d'un engagement voulant que le poste soit ouvert à tous dans le cadre d'un concours tenu dans les règles de l'art, le «groupe des sept» se prononcera à nouveau contre la proposition.
Résultat: ce pourrait une fois de plus être l'impasse, puisque l'adoption doit techniquement se faire aux deux tiers des voix. Il n'a toutefois pas été possible de joindre le maire de Trois-Rivières hier soir pour connaître ses intentions.
«Je m'attends à peu près à tout demain (ce soir). Mais qu'il y ait une carte cachée ou non, c'est des enfantillages. Imaginez l'énergie qu'on met là-dedans. Ça fait deux mois qu'on en parle et on est encore à la case départ», se désole André Noël.
Silence sur la ligne
Le représentant du district du Carmel se questionne aussi sur l'absence de discussions au cours des deux dernières semaines. Pourtant, le dossier avait fait jaser lors de la dernière rencontre du conseil de ville, le premier février.
André Noël avait alors tenté d'intervenir. «Le maire m'a dit qu'on allait revenir là-dessus le 15 février. Je me disais que c'était l'occasion de discuter, d'en arriver à un consensus. Mais non! C'est le black out total. Ça me renverse», dit-il.
«On se fait disputer lorsque l'on prend la parole en public, en disant que ça ne fait pas avancer. Mais quand on demande une rencontre en privé, on n'est pas convoqué (...) Je pense que la bonne foi n'est pas là», conclut-il ensuite.










