L'Opposition surveille le dossier de la pyrrhotite

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pendant que le dossier pyrrhotite chemine progressivement vers une première phase de travaux de réparation, dès ce printemps, des députés de l'Opposition officielle s'adonnent à une fouille méticuleuse d'indices pouvant démontrer qu'il y a eu des manques, des lacunes ou un laisser-aller quelconque qui auraient pu mener à l'emploi de matériaux contaminés à la pyrrhotite pour fabriquer les fondations de quelque 350 immeubles résidentiels dans la région de Trois-Rivières.

La députée de Champlain, Noëlla Champagne et le porte-parole de l'Opposition officielle en matière de Travail, François Rebello, ont mis des recherchistes au travail pour déterrer tous les documents nécessaires et passer, s'il le faut pour les obtenir, par la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels.

L'idée, explique Noëlla Champagne, «n'est pas de trouver un coupable, mais s'il y a eu manque, s'il y a eu lacunes, il va y avoir compensations», dit-elle.

Non pas que l'Opposition puisse débloquer des fonds pour dédommager les victimes, bien entendu, mais «on va agir en conséquence et poser les questions d'usage au bon moment», promet-elle.

La députée a entendu dire par la Coalition Proprio-Béton, tout comme les médias d'ailleurs, que des subventions avaient été refusées à des scientifiques, dans le passé, pour dresser un portrait géologique plus documenté de la Mauricie. «Moi, c'est là-dessus que j'en ai», explique Mme Champagne.

La députée a tenté de vérifier cette donnée en essayant de communiquer avec la chercheuse de l'Université Laval qui aurait fait cette déclaration à la Coalition. La géologue n'a toutefois pas donné suite, dit-elle. Elle garde aussi le silence face aux médias.

Noëlla Champagne, François Rebello et les recherchistes du Parti québécois poursuivent donc discrètement leur quête de renseignements et regardent aller le dossier.

Pas question de mettre du sable dans l'engrenage présentement, précise Mme Champagne. Cette dernière croit d'ailleurs que le ministre libéral du Travail, Sam Hamad, agit correctement en prenant la mesure de ce qu'il va faire au sujet de la demande de dédommagement des victimes.

En attendant, les péquistes entendent jouer leur rôle, discrètement s'il le faut, explique-t-elle, pour «faire en sorte que ça se règle.» L'idée au bout du compte, dit-elle, c'est que les victimes «prennent toute leur place».

Les victimes de la pyrrhotite demandent au gouvernement de les compenser pour les frais qui ne sont pas couverts par la Garantie des Maisons neuves de l'APCHQ.

Cela comprend, par exemple, le déménagement des meubles quand la maison sera soulevée ou la perte de tous les ajouts qui ont été faits à la maison après l'achat, comme la finition du sous-sol, le pavé uni ou l'aménagement paysager. Pour les autoconstructeurs qui ne sont pas couverts par la Garantie, la Coalition demande un dédommagement complet.

 

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