Guy Godin et Pascal St-Pierre ont en effet profité de la période de questions qui s'est déroulée à la fin de la séance pour réclamer que des partenariats soient conclus avec trois maisons d'enseignement post-secondaire trifluviennes, soit le Cégep de Trois-Rivières; le Collège Laflèche et l'Université du Québec à Trois-Rivières, afin que les étudiants puissent utiliser le transport en commun à un coût plus abordable et que ce service soit mieux adapté à leurs besoins.
En se basant sur des informations qu'il disait avoir obtenues des dirigeants du Cégep, Pascal St-Pierre a notamment déploré que la STTR n'était pas prête à investir l'argent nécessaire afin de rendre viables de tels partenariats et qu'elle ne voulait pas s'engager formellement à bonifier son offre de services.
En réponse à ces allégations, la présidente du conseil d'administration de la STTR, Monique Leclerc, a insisté sur le fait que son organisation a approché plusieurs organisations, dont les trois maisons d'enseignement post-secondaire, afin de développer des partenariats. Elle a également rappelé qu'une entente avait déjà été conclue avec la direction de l'UQTR. En vertu de cette dernière, il coûte environ 20 $ par mois à un étudiant afin de se procurer un laissez-passer mensuel.
«Tout est en marche présentement. C'est dans notre plan de développer des partenariats. C'est une priorité pour nous d'avoir des partenariats avec ces institutions scolaires. Mais il y a plusieurs modèles à étudier. Et je pense que celui qui a été conclu avec l'UQTR est peut-être celui qui convient le plus à Trois-Rivières», a expliqué Mme Leclerc.
Les deux hommes qui faisaient partie de l'équipe de Marie-Josée Tardif lors de la dernière campagne électorale municipale ont également demandé que les étudiants soient représentés au sein du conseil d'administration. Ils ont ajouté qu'ils s'expliquaient mal que l'un des postes soit occupé par Carol Côté, un proche du maire Yves Lévesque. Ils ont d'ailleurs demandé pour quelles raisons M. Côté avait été choisi.
«Quelles sont ses compétences pour siéger comme représentant des usagers?» a questionné M. Godin.
Visiblement agacé par les propos de M. Godin, Carol Côté a affirmé qu'il avait régulièrement utilisé le transport en commun pendant sa carrière de facteur et qu'il lui arrivait encore fréquemment de le faire depuis qu'il est retraité.
«Je prends l'autobus une ou deux fois par semaine», a-t-il laissé tomber.
En appui aux propos de M. Côté, la présidente a poursuivi en disant qu'une demande avait été faite au ministère des Transports afin de faire passer de sept à huit le nombre de personnes pouvant siéger sur le conseil d'administration. Elle a ajouté que dans l'éventualité où cette demande était accordée, le nouveau siège allait être occupé par un représentant des étudiants.
En ce qui concerne la présence de M. Côté sur le conseil, elle a simplement indiqué que les nominations sur les différents comités émanaient de l'hôtel de ville et qu'elle étaient entérinées par une résolution du conseil municipal.










