Grève étudiante au Cégep de Trois-Rivières

Le Nouvelliste

Il n'y a pas de cours, aujourd'hui, au Cégep de Trois-Rivières. Les étudiants sont plutôt invités à monter à bord des autobus qui les conduiront à Montréal où des jeunes de partout au Québec ont rendezvous pour exprimer leur désaccord face à l'imposition de frais de scolarité au collégial.

Lors d'une assemblée générale qui s'est tenue un peu plus tôt cette semaine, 300 des quelque 4700 étudiants trifluviens ont voté dans une proportion de 80 % en faveur d'une journée de grève. Ils s'unissent ainsi au mouvement initié par la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) qui s'inquiète de l'adoption, à l'automne dernier, d'une résolution du conseil général du Parti libéral qui recommande que soit envisagée la possibilité d'instaurer des frais de scolarité au niveau collégial, des frais dits modestes qui tiendraient compte du coût des services.

À quelques jours du dépôt du budget provincial, les cégépiens sont aux aguets. Selon le secrétaire général de l'Association générale étudiante du Cégep de Trois-Rivières (AGECTR), Samuel Yergeau, beaucoup d'étudiants seraient durement affectés par une hausse des frais qu'ils doivent déjà assumer. Bien que les cours soient gratuits, différents coûts sont reliés indirectement à la poursuite des études au niveau collégial. Pour Trois-Rivières, Samuel Yergeau parle d'une facture de l'ordre de 120 $ par étudiant par session à laquelle il faut également ajouter l'achat des manuels scolaires. «Même si les frais sont moins élevés au cégep qu'à l'université,

les étudiants ne vivent pas dans la richesse», affirme-t-il avant de donner l'exemple des étudiants des programmes techniques qui accumulent entre 30 et 35 heures de cours par semaine. Samuel Yergeau soutient qu'ils peuvent difficilement concilier les études et le travail à temps partiel.

«À l'AGECTR, nous avons un fonds pour aider des étudiants en difficulté financière», dit-il avant de rappeler que dès le niveau collégial, des jeunes qui habitent dans les régions éloignées sont appelés à s'expatrier pour étudier, et ce, avec les impacts qui s'ensuivent au niveau de leur budget. Par ailleurs, le porte-parole des cégépiens trifluviens indique que cette manifestation d'aujourd'hui vise également à obtenir des explications quant aux 115 millions $ qui ont récemment été transférés d'Ottawa à Québec dans le cadre du Programme de bourses aux étudiants (PCBE). Selon la FECQ, la ministre de l'Éducation Michelle Courchesne tenterait de détourner 35 millions $.

Quatre autobus en partance du Cégep de Trois-Rivières devraient prendre, plus tard cet avant-midi, la direction de Montréal où se déroulera la mobilisation. Un protocole d'entente a été conclu, hier, entre l'association étudiante et la direction de l'établissement qui a accepté la levée des cours afin de permettre aux étudiants d'exercer leur droit de manifester. Les cours qui devaient avoir lieu aujourd'hui devront cependant être repris d'ici la fin de la session. Le personnel du Cégep de Trois-Rivières doit quant à lui se présenter au travail, comme à l'habitude.

 

publicité

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer