Le capitaine Gilles Masson, responsable de la surveillance du territoire à la Sécurité publique de Trois-Rivières, n'est pas encore tout à fait revenu de son expérience de 41 jours à Vancouver, où lui et neuf de ses collègues étaient affectés à la sécurité. Il a encore la tête pleine de souvenirs et d'anecdotes, l'ordinateur plein de photos et les yeux pleins d'émerveillement.
Les policiers trifluviens qui ont pris part au programme mis en place dans le cadre d'une demande d'assistance de la Gendarmerie royale du Canada sont tous revenus emballés de cette expérience. Gilles Masson croit fermement qu'il s'agissait là d'une occasion qui ne se présente qu'une fois dans une vie.
Le capitaine était basé à une des entrées du village olympique. Il était affecté au contrôle des véhicules et des accréditations. Essentiellement, son travail consistait à vérifier les entrées de dignitaires, d'invités VIP, de commanditaires et de chefs de mission. Lorsqu'il travaillait de soir, lui et ses deux collègues de travail de la GRC prenaient le relais d'employés du COVAN et assuraient le contrôle des athlètes, entraîneurs et autres personnalités qui accédaient au village olympique.
«On peut dire qu'on avait le spot idéal pour voir des visages connus. Au départ, on nous avait dit de ne pas solliciter les athlètes ou les personnalités pour des photos ou des autographes, mais quand on voyait qu'ils étaient dans de bonnes dispositions, on s'est permis de demander s'ils acceptaient de poser avec nous», explique le capitaine Masson.
Et l'album de photos qu'il aura constitué une fois qu'il aura regroupé les siennes et celles de ses deux collègues de travail sera impressionnant: le skieur acrobatique Alexandre Bilodeau, les patineurs Charles Hamelin, Marianne St-Gelais et Tania Vicent, le hockeyeur russe Alex Ovechkin, l'astronaute Julie Payette, le gouverneur de la Californie Arnold Schwarzenegger, les gars de l'équipe canadienne de curling, le président du COVAN John Furlong, le couple de patineurs artistiques chinois Shen Xue et Zhao Hongbo, la hockeyeuse Kim St-Pierre, l'ancien gardien de but russe Vladislav Tretiak - pour ne nommer que ceux-là - rempliront l'album de souvenirs de Gilles Masson.
«On parlait avec Alex Ovechkin chaque fois qu'il passait. Des fois, on avait nos chapeaux de fourrure et il nous a photographiés avec son téléphone cellulaire. On a décidé de lui demander s'il accepterait de se faire photographier avec nous. Une fois, même, il a bien voulu nourrir avec nous la famille de ratons-laveurs qui s'était installée sous la tente où on travaillait», se souvient Gilles Masson.
En d'autres occasions, ce sont les patineurs chinois ou un entraîneur tchèque qui ont échangé quelques mots ou qui ont même passé leur médaille au cou des policiers en fonction, le temps d'une photo.
Bien traités
Gilles Masson est arrivé à Vancouver le 24 janvier dernier. Avant l'ouverture des jeux, il a notamment collaboré à la sécurisation et à la patrouille des périmètres établis, notamment en contrôlant l'accès.
Ce n'est que le 6 février que lui et ses collègues ont pu se rendre à l'endroit où ils étaient affectés. De la Sécurité publique de Trois-Rivières, cinq policiers étaient postés à Whistler. Dany Martel et Grégoire Lévesque étaient à Creekside, où avaient notamment lieu les compétitions de ski alpin, alors que Carole Lebel, Patrice Roy et Philippe Renaud étaient au centre des médias.
À Vancouver même, outre Gilles Masson au village olympique, on retrouvait Danny Coones au Pacific Coliseum, Sylvain Rhéaume au centre des médias, ainsi que Patrick Galarneau et Stéphane Gagnon sur une équipe volante qui ont vaqué à différentes tâches au cours de leur séjour là-bas. Et toujours, les policiers trifluviens travaillaient - comme tous les autres policiers de partout au pays qui ont été dépêchés à Vancouver - avec leur uniforme de la Sécurité publique de Trois-Rivières.
«On a été très bien traités. Ils n'ont pas lésiné sur la sécurité et dans tout ce qui a été fait pour faciliter notre travail», explique Gilles Masson. Les policiers ont séjourné une quarantaine de jours dans un hôtel du centre-ville de Vancouver, en plein coeur de l'action.
«L'atmosphère était souvent à la fête, mais toujours dans le respect. Ça s'est très bien déroulé. C'est pas quelque chose qu'on est près d'oublier», conclut-il.









