«C'est très peu», reconnaît André Gingras, directeur général du Collège Shawinigan, qui précise que la décision au sujet de l'avenir de ce programme sera prise à la fin avril.
En 2009-2010, personne n'est inscrit en Technologie de l'électronique en première année. En tout, une quinzaine d'étudiants suivent cette formation.
L'automne dernier, des entrepreneurs de Shawinigan qui travaillent dans le milieu de l'électronique ont décidé de s'unir afin de trouver des moyens pour retenir la précieuse relève. Pour eux, la poursuite de ce programme collégial représente de la clé du succès.
Or, à la lumière de cette première ronde d'inscription pour la prochaine année, M. Gingras ne déborde pas d'optimisme.
«Nous avons trois étudiants de plus que l'an dernier jusqu'ici, mais c'est cinq de moins que le minimum qui était fixé», commente-t-il.
«Le problème est encore sur la table. Dans sa forme actuelle, ce ne serait pas intéressant, pour le Collège, de conserver ce programme. Si on arrive à la conclusion qu'il faut le garder, nous devrons trouver d'autres solutions pour élargir ce qu'on peut offrir. Pour le moment, cette formation est trop pointue.»
Le directeur du collège s'entretiendra avec les étudiants et les professeurs afin d'élaborer les solutions possibles. Des rencontres sont aussi prévues avec le ministère de l'Éducation.
M. Gingras souhaiterait que si l'option télécommunications en Technologie de l'électronique était transféré ailleurs, possiblement au Cégep de Trois-Rivières, le Collège Shawinigan soit compensé en offrant un nouveau programme. Le directeur général convient qu'il pousse particulièrement pour celui des soins préhospitaliers d'urgence, dès l'année scolaire 2011-2012.
«Le bout qui m'appartient, c'est de savoir si c'est intéressant pour nous de garder ici Technologie de l'électronique», commente-t-il. «Il n'y a aucune tractation avec le Cégep de Trois-Rivières, mais si j'étais à la place du ministère et que je devais déménager un programme, je regarderais pour que ce soit le plus près possible.»
L'orientation définitive sera prise à la fin du mois prochain, puisque le deuxième tour de la période d'inscription se terminera le 19 avril.
En plus des trois inscriptions officielles en Technologie de l'électronique, M. Gingras convient que d'autres jeunes ont déposé des demandes d'admission pour ce programme. Mais pour le moment, ces dossiers sont classés incomplets ou incertains, notamment en raison d'un manque de cours préalables.
Hausse générale
Pour le reste, le Collège Shawinigan a connu une encourageante hausse des demandes d'admissions jusqu'au 1er mars. Avec 103 dossiers de plus, il s'agit d'un bond de 23% par rapport à l'an dernier.
La croissance se poursuit donc à l'institution collégiale, envers et contre toutes les prévisions.
«Nous avons fait des efforts sur trois plans», explique M. Gingras. «Notre plan de communication, avec groscerveaux.com, était plus jeune. Nous avons aussi fait beaucoup de promotion à La Tuque, où nous avons aussi une belle hausse d'inscriptions. De plus, notre nouveau programme en soins infirmiers nous permet d'augmenter nos places. Ça explique nos succès!»
En soins infirmiers, M. Gingras prévoit accueillir 90 étudiants en août, soit une vingtaine de plus que cette année. Le nouveau diplôme d'études collégiales, un programme intensif, sera dispensé à l'hôpital Comtois de Louiseville. Il s'agira d'une première.
«Nous avons réinventé les écoles d'infirmières», sourit M. Gingras. «Toute la formation sera offerte au centre hospitalier pendant deux ans.»
Le Collège Shawinigan note aussi une forte progression dans les programmes Techniques d'analyse biomédicale, Techniques d'éducation à l'enfance et Techniques de comptabilité et de gestion.









