Mur antibruit: «ça ne restera pas là»

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Michel Bournival... (Photo: François Gervais)

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Michel Bournival

Photo: François Gervais

Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a beau avoir fermé le dossier d'un mur antibruit le long de l'autoroute 55, Michel Bournival n'en démord pas. Le conjoint de Johanne Fortin, propriétaire d'immeubles à logements sur la rue Daviau, évoque même la possibilité d'un recours collectif.

«La Ville a besoin de s'attacher les deux oreilles, ça ne restera pas là», a-t-il promis tout en se disant peu surpris de la position municipale.

Celui-ci dit surveiller la cause impliquant, entre autres, l'ancien directeur général des Nordiques de Québec. Avec deux autres résidents de la rue Trudelle, dans la région de la Vieille Capitale, Maurice Filion a déposé l'an dernier une demande d'autorisation d'intenter un recours collectif contre le ministère des Transports, qui pourrait s'élever à 30 millions de dollars. Le trio en a assez d'endurer le bruit causé par la circulation automobile sur l'autoroute Laurentienne.

La demande de recours collectif fut déposée au nom de 1000 personnes qui habitent dans les 497 résidences situées sur une bande de 300 mètres à l'est de l'autoroute entre la rue de l'Atrium et le boulevard Jean-Talon. La cause vient d'ailleurs d'être prise en délibéré et une décision devrait être rendue dans quelques mois.

«On attend le jugement et on pourrait entreprendre la même démarche à Trois-Rivières», a laissé entendre M. Bournival.

Car selon lui, la Ville n'aurait pas dû émettre un permis de construction sans exiger du promoteur des mesures d'atténuation du bruit. Il estime à 300 le nombre de personnes incommodées par la situation.

«Julie Boulet n'a pas fait une erreur, elle est prête à le mettre, le 50 %, le gouvernement n'a qu'à changer la loi», a-t-il ajouté.

C'est que le maire Yves Lévesque a parlé d'une erreur lorsque la ministre régionale a évoqué un partage des coûts pour l'érection d'un mur antibruit. Selon le premier magistrat, le programme du 50 % ne s'applique que dans les cas de constructions avant 1998. Depuis cette année-là, «c'est à 100 % à la charge de la Ville». Or, les résidences concernées ont été bâties au milieu des années 2000.

C'est depuis quelques semaines que des résidents de la rue Daviau et du boulevard Marion réclament auprès de la Ville et du gouvernement provincial un mur antibruit le long de l'autoroute de l'Énergie. Certains affirment même avoir des problèmes à louer leurs logements en raison du bruit que provoque le passage de nombreux véhicules lourds.

La députée de Laviolette n'a pu commenter le rectificatif plutôt direct du maire Lévesque à son endroit.

 

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