STTR: les étudiants réclament une voix

Des étudiants sont venus réclamer d'avoir une voix... (Photo: Ève Guillemette)

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Des étudiants sont venus réclamer d'avoir une voix au sein du c.a. de la Société de transport de Trois-Rivières. Ci-dessus, on aperçoit (debout) Jean-Sébastien Ménard de l'Association générale des étudiants du Cégep de Trois-Rivières et, à l'avant-plan à gauche, Carol Côté, un proche du maire Yves Lévesque qui représente les usagers au c.a. Des citoyens présents dans la salle ont suggéré qu'il cède sa place à un étudiant au sein de l'organisme.

Photo: Ève Guillemette

Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Des étudiants du Cégep de Trois-Rivières et de l'Université du Québec à Trois-Rivières réclament une voix au sein du conseil d'administration de la Société de transport de Trois-Rivières (STTR). Dans le cas du cégep, ils estiment aussi que c'est avec eux que l'organisme devrait discuter et non avec la direction du collège pour établir un partenariat visant à faciliter l'accès au transport en commun et à augmenter le nombre d'utilisateurs.

Six étudiants ont monopolisé une bonne partie de la période de questions, hier soir, dans le cadre de l'assemblée publique mensuelle de la STTR. Leurs préoccupations étaient essentiellement liées à la nécessité d'être représentés au sein de l'organisme.

Ils donnaient ainsi écho aux interventions de Pascal St-Pierre et Guy Godin, qui sont venus une fois de plus demander qu'une place soit faite au c.a. pour les étudiants, qui représentent un bon bassin d'utilisateurs. Devant l'évidente difficulté de faire modifier la loi - qui permettrait d'augmenter le nombre de membres du c.a. à condition que ce soit des élus municipaux -, les deux hommes ont suggéré que Carol Côté, qui y siège comme représentant des usagers, cède sa place à un étudiant.

«On pense que ce serait plus pertinent d'avoir un étudiant qui utilise le transport en commun par conviction que quelqu'un qui est là parce qu'il est un chum du maire», a expliqué Guy Godin, en faisant directement allusion à M. Côté.

La présidente de la STTR, Monique Leclerc, a indiqué que les membres du c.a. sont nommés par le conseil municipal et que leur mandat se terminera le 31 décembre prochain.

Le principal visé, Carol Côté, s'est défendu de ne pas représenter les intérêts des utilisateurs. «Je représente tous les usagers, pas seulement les étudiants. Mais au-delà de ça, je représente aussi les citoyens payeurs de taxes. On ne parle pas seulement d'accessibilité au transport en commun ici. Il y a beaucoup d'autres sujets qui sont considérés par un c.a.», a-t-il remarqué. Carol Côté considère que les interventions de MM. Godin et St-Pierre étaient clairement «une joute politique».

Monique Leclerc a par ailleurs indiqué qu'une demande de modification de la loi a été faite par la Société de transport de Montréal, afin justement de permettre à des étudiants de siéger aux c.a. des sociétés de transport. Elle a même indiqué que la STTR pourrait, à sa prochaine assemblée, adopter une résolution d'appui à cette demande auprès du gouvernement. Le conseiller Michel Veillette a indiqué qu'il était en faveur d'une telle démarche d'appui.

Quant aux étudiants du Cégep, ils estiment être en droit de discuter directement avec la STTR pour obtenir un partenariat semblable à celui dont bénéficient leurs aînés de l'UQTR. «J'ai le mandat de discuter avec vous de l'accessibilité du transport en commun. Notre association étudiante a refusé que ce soit la direction du Cégep qui négocie une entente avec la STTR», a expliqué Jean-Sébastien Ménard, responsable des affaires environnementales à l'AGE du Cégep.

La présidente a indiqué que les partenariats sont tripartites et que parce qu'il y a des chances que l'institution elle-même injecte de l'argent dans un programme de partenariat, la STTR «n'a pas le choix de discuter de direction à direction».

Un étudiant en logistique du transport au Cégep de Trois-Rivières, Claude Ferron, a rappelé qu'en bout de ligne, ce sont les étudiants qui vont payer. «Est-ce que le taux d'utilisation de 11 % par les étudiants et de 2 % par le personnel vous satisfait?» a-t-il demandé. Le dg de la STTR, Guy Demontigny, a répondu que l'objectif était de toujours augmenter la part modale du transport en commun auprès de la clientèle étudiante. Il a conclu en disant que la STTR prenait acte de tout ce qui a été soulevé par les étudiants présents hier soir.

 

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