Plan de sauvetage pour CFOU et Zone Campus

Président de l'Association générale des étudiants de l'UQTR... (Photo: François Gervais)

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Président de l'Association générale des étudiants de l'UQTR et membre du conseil d'administration de CFOU/Zone Campus, Frédéric Déru a dressé le portrait de la situation à la centaine d'étudiants présents à l'assemblée générale. Ces derniers ont voulu démontrer qu'ils tenaient à leurs médias universitaires aux prises avec d'importantes difficultés financières. Grâce à différents prêts, la radio et le journal devraient pouvoir continuer leurs opérations jusqu'à la fin de la session en cours.

Photo: François Gervais

Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La radio CFOU et le journal Zone Campus de l'Université du Québec à Trois-Rivières sont en pleine tourmente. Les irrégularités observées dans le mode de gestion de l'ancien directeur général, Marc Périard, menacent aujourd'hui la survie de ces deux médias. Les caisses sont vides. Une plainte a été formellement déposée au service de la sécurité publique de Trois-Rivières.

La situation, que le président du conseil d'administration de CFOU/Zone Campus, Sébastien Dulude, n'hésite pas à qualifier de «tout croche», a été présentée, hier midi, à la centaine d'étudiants présents à l'assemblée générale. Ces derniers ont pu en apprendre davantage sur cette crise qui exige aujourd'hui la mise sur pied d'un véritable plan de sauvetage.

D'entrée de jeu, le président de l'Association générale des étudiants de l'UQTR et membre du conseil d'administration de CFOU/Zone Campus, Frédéric Déru, a souligné que les états financiers de l'année 2009 des deux médias universitaires n'allaient pas être présentés, encore moins adoptés. Il faudra attendre une autre assemblée générale pour conclure l'opération.

C'est qu'avec le départ précipité du directeur général de CFOU, le conseil d'administration n'a pas réussi à compléter l'exercice qui aurait dû être achevé avant le 31 décembre dernier par Marc Périard lui-même.

«Nous n'avons pas les moyens actuellement de fignoler tout cela», a expliqué Frédéric Déru aux étudiants qui demandaient tout de même à avoir des précisions quant à la bonne santé financière ou non de leur radio dont les principales sources de revenus proviennent de la cotisation de ses membres et de la publicité publiée dans le journal Zone Campus.

«On essaie d'opérer au maximum mais franchement, ce n'est pas une tâche qui est possible sans directeur général», a laissé tomber Sébastien Dulude avant de mentionner que des salaires doivent continuer d'être versés et des créanciers, remboursés.

Cela dit, au fil du récit des événements par MM. Déru et Dulude, les étudiants ont pu en apprendre davantage sur la profondeur du gouffre financier dans lequel la radio et le journal sont actuellement plongés. Il n'y a plus d'argent dans les coffres et l'ancien directeur général, qui a changé d'adresse depuis son congédiement, n'a fourni aucune véritable explication aux membres du conseil d'administration.

«Tout cela devra être enquêté», a prudemment commenté Sébastien Dulude. Il rappelle qu'en attendant d'embaucher une nouvelle direction générale, les bénévoles que sont les membres du conseil d'administration doivent voir à la survie de CFOU, un média qui a évolué rapidement et non sans une certaine dose de complexité au niveau de sa gestion.

Placés devant l'urgence de la situation, les étudiants ont compris que pour assurer le maintien de leurs médias jusqu'à la fin de la présente session, ils devaient adopter un plan de sauvetage.

L'aide qui leur est présentement proposée devrait permettre à CFOU de garder la tête hors de l'eau. Des prêts totalisant 94 000 $ sont présentement sur la table.

L'UQTR a d'abord accepté d'avancer la somme de 42 000 $, remboursable sur quatre ans. CFOU pourrait ainsi régler ses comptes déficitaires avec son institution financière.

L'AGEUQTR prête de son côté un montant de 20 000 $ pour permettre à CFOU de payer ses employés et de rembourser ses fournisseurs.

Les étudiants ont cependant refusé d'adopter la dernière proposition qui consistait à accepter un don pouvant atteindre 32 000 $ du service aux étudiants de l'UQTR. Les étudiants ont rapidement compris que ce don risquait d'amputer considérablement le budget qui est habituellement réservé aux activités et initiatives des associations étudiantes.

Ils ont plutôt mandaté le conseil d'administration de CFOU pour négocier un prêt supplémentaire auprès de l'UQTR ou un autre organisme extérieur à l'université. Ce prêt pourrait aussi atteindre la somme de 32 000 $.

 

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