Aucune tache au PLQ dans Laviolette

Julie Boulet... (Photo: Sylvain Mayer)

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Julie Boulet

Photo: Sylvain Mayer

Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le Directeur général des élections du Québec n'a finalement rien trouvé de répréhensible dans les livres de l'instance du Parti libéral dans Laviolette.

Cette nouvelle, tombée en fin de journée lundi, n'a pas vraiment surpris la ministre régionale et députée du comté visé, Julie Boulet.

«Je suis contente que la vérité soit rétablie», commente-t-elle. «Je n'ai jamais douté que tout avait été fait correctement, selon les règles, de façon très rigoureuse.»

Rappelons qu'au début du mois, la ministre des Transports avait été placée sur la sellette lorsque le DGÉ décidait de pousser plus loin son enquête après avoir vérifié les rapports financiers des années 2008 et 2009 du PLQ dans Laviolette.

Cet exercice avait inspiré deux constats de non-conformité, qui portaient sur des fautes mineures commises par un donateur et une bénévole du parti. Le DGÉ souhaitait plus de vigilance sur ces points à l'avenir.

De plus, il ajoutait que la Direction des affaires juridiques irait chercher un «supplément d'information», à la suite des renseignements recueillis lors de cette vérification. Cet élément n'a jamais été rendu public.

Or, deux semaines après cet avis, le DGÉ admet que cette vérification supplémentaire s'est conclue sans qu'il ait pu déceler une quelconque irrégularité dans les livres du PLQ de Laviolette.

«Notre enquête est toujours en cours», commente Cynthia Gagnon, porte-parole du DGE. «Par contre, Mme Boulet et l'instance de Laviolette ne sont plus en cause.»

Le DGE poursuit ses vérifications sur le financement d'autres associations de circonscriptions, à la suite de nombreuses déclarations et reportages qui ont été portés à sa connaissance au cours des dernières semaines.

Dans le cas de Mme Boulet, elle avait attiré l'attention du DGE en mentionnant que les entreprises pouvaient financer des partis politiques, ce qu'interdit pourtant la loi.

La députée de Laviolette a toujours soutenu qu'elle avait simplement commis un lapsus. Ses collègues Michelle Courchesne et Norm MacMillan ont pourtant tenu des propos semblables au cours des derniers mois. Plus récemment, l'ex-ministre Tony Tomassi s'est aussi retrouvé dans la mire du DGE pour ses méthodes de financement.

Mme Gagnon mentionne qu'une centaine d'instances seront vérifiées à travers le Québec cette année, tous partis confondus.

«Nous avons décidé d'en faire plus», commente-t-elle. «Nous souhaitions augmenter nos vérifications, mais avec les élections en 2007 et 2008, nous n'avions pu en faire que 65 par année. On souhaite maintenant en faire une centaine. C'est un nouvel objectif qu'on veut atteindre à tous les ans.»

Dans cette histoire, Mme Boulet aurait souhaité être mieux informée des démarches du bureau du DGE. La ministre avait été prise au dépourvu par la presse parlementaire à Québec, un épisode qui lui a laissé un goût amer.

«Le DGE ne m'a jamais téléphoné», déplore-t-elle. «Il a parlé à des journalistes, mais jamais à l'intimée! Je ne comprenais pas comment ça fonctionnait. Habituellement, quand quelqu'un est sous vérification, on prend la peine de l'appeler, on l'avise. Je n'ai jamais reçu d'appel, alors je trouve ça un peu ordinaire comme façon de procéder.»

Malgré tout, Mme Boulet croit que la population de son comté tournera rapidement la page sur cet épisode.

«Les gens me connaissent suffisamment bien pour savoir que les choses étaient faites correctement, selon les règles. Ça fait partie de ma personnalité. J'ai toujours été une personne intègre, honnête et je pense que la population a confiance en moi là-dessus.»

 

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