L'Écol'hôtel Boutique K devrait ouvrir en 2012

Jean-François Aubin, de la Démarche des premiers quartiers...

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Jean-François Aubin, de la Démarche des premiers quartiers et fondateur de L'Écol'hôtel Boutique K, Rémy Tremblay, adjoint au recteur aux études académiques de 1er cycle à l'UQTR,  l'homme d'affaires Jacques Bégin, cadre conseil à l'UQTR,  Pierre Lapointe, (ex-professeur de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec) directeur de L'Écol'hôtel Boutique K et Joanne Charbonneau, directrice générale de Vire-vert, sont quelques uns des membres du conseil d'administration du futur l'hôtel, en compagnie de Danielle Saint-Amand, députée de Trois-Rivières, qui appuie «ce projet rassembleur».

Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Beaucoup ont douté et pourtant le projet d'une école-hôtel-boutique dans l'édifice Ameau, rue Notre-Dame-Centre, au centre-ville de Trois-Rivières, est bel et bien en voie de réalisation. Si tout va bien, il devrait recevoir ses premiers élèves et clients en juin 2012.

L'annonce de l'achat de l'immeuble par l'organisme sans but lucratif Vire-vert, grâce au bailleur de fonds Filaction, a eu lieu en avril dernier. Le 11 juin, une dizaine d'employés de l'organisme emménageaient dans l'édifice Ameau, ce qui selon la directrice générale de Vire-vert, Joanne Charbonneau, constituait un pas important et surtout très concret dans l'avancement de ce dossier qu'on évalue à 10 millions $.

Le projet de l'hôtel K est si vaste et complexe, les partenaires si nombreux, que les porte-parole ont dû faire un réel effort de concision lors du point de presse.

Un hôtel écologique d'abord, éco-construit et éco-géré, qu'on présente comme un modèle en matière d'éco-construction, classé 4 étoiles, certifié Leed or et dont le personnel devrait se composer d'une cinquantaine de personnes. Un hôtel de 54 chambres dont on promet qu'il achètera local, particulièrement en ce qui concerne les produits utilisés par son restaurant (un impact évalué entre 350 000 $ à 600 000 $ pour les producteurs locaux).

Une école aussi, doublée d'un laboratoire de pratique en éco-gestion pour de nombreux étudiants de la Mauricie, en partenariat avec le Cégep de Trois-Rivières, le Collège Laflèche et l'Université du Québec à Trois-Rivières. On estime qu'en 5 ans, près de 500 étudiants y auront reçu une formation.

Des étudiants en génie et design d'intérieur peuvent aussi désormais se livrer à des travaux pratiques sur un bâtiment existant, accessible, et ce dès maintenant. Déjà, une bonne centaine d'étudiants en tourisme, graphisme, architecture, administration, marketing et logistique des transports ont travaillé au projet.

Pierre Lapointe, trésorier du conseil d'administration de l'hôtel, hôtelier de carrière, ex-directeur général de l'hôtel de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec, est le futur gestionnaire de l'hôtel, ce qui ne manque pas de donner beaucoup de sérieux au projet.

Enfin, on parle aussi d'un hôtel boutique, car tout ce qu'on retrouvera dans les chambres sera à vendre, du lit aux toiles accrochées au mur en passant par les lampes et objets décoratifs. On promet que tous les éléments du décor, meubles compris, seront fabriqués dans la région.

Par ailleurs, la décoration des chambres, (toutes différentes mais ayant principalement la nature pour thème) sera confiée à des artistes mauriciens. Cela représente un des plus importants contrats en art visuel (500 000 $) jamais octroyés en Mauricie, n'a pas manqué de souligner, non sans une pointe de fierté, Jean-François Aubin, fondateur de l'hôtel.

Déjà, le nom de l'établissement, Écol'hôtel Boutique K, a été imaginé par une étudiante de l'UQTR en partant de la sonorité du projet.

Joanne Charbonneau a de plus annoncé qu'on profitera de l'occasion pour redonner son aspect d'origine, à la façade de cet immeuble de 10 étage situé aux portes du quartier historique. On fera donc disparaître l'hideux parement de tôle ondulée pour remettre les décorations de pierre, en forme d'arche, qu'on pouvait admirer à l'origine et qu'on aperçoit déjà sur les affiches promotionnelles.

Une place d'affaires aussi, qui promet de faire ses frais (une évaluation conservatrice assurerait des revenus «dans les six chiffres» dès les premières années), et dont on assure qu'elle ne fera pas de concurrence déloyale aux hôtels déjà en place. L'homme d'affaires Jacques Bégin, présente aussi l'hôtel K comme une occasion de diversification économique pour la région dans un nouveau secteur d'activité, soit le tourisme durable. Toujours selon les premières estimations, le nouvel hôtel devrait générer environ 20 millions $ en retombées économiques régionales dès les premières 5 années.

Côté financement, le conseil d'administration compte aller chercher un tiers des montants nécessaires du côté gouvernemental et le reste dans des fonds d'aide syndicaux et compléter le tout par un emprunt hypothécaire. L'édifice sera occupé par ses locataires jusqu'en juin 2011

 

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