Les forficules, mieux connus sous le nom de perce-oreilles, ne passent pas inaperçus cet été.
Il y en a deux fois plus que l'an passé, affirme Dominic Jalbert, directeur technique chez Extermination BB, une entreprise de gestion parasitaire de la région.Ça donne beaucoup de travail, «c'est épouvantable», dit-il.
«La chaleur et l'humidité sont les deux conditions gagnantes pour le perce-oreille». «Tout ce qui touche à terre est propice aux cachettes pour cet insecte: une clôture, une piscine, un jouet d'enfant. Dès que ça donne un coin sombre et humide, ils s'en vont là», dit-il. Et cela inclut l'intérieur des maisons.
Si l'on se fie à la Toile des insectes de l'Insectarium de Montréal, le perce-oreille ne survit fort heureusement pas à l'hiver à l'intérieur de nos habitations et ne s'y reproduit donc pas. Il ne représente pas de danger pour les humains non plus.
Il serait même bénéfique pour les jardins, à moins d'être en trop grand nombre, se nourrissant notamment d'oeufs de limaces et de petits insectes nuisibles. C'est pourquoi il est conseillé de contrôler leur nombre sans tous les détruire.
N'empêche qu'il n'est jamais très agréable de les trouver dans l'évier de la cuisine. «Ils entrent partout, par tous les trous et fissures», signale M. Jalbert. Cette année, «c'est l'insecte de l'été», dit-il.
Les moustiques de retour
Mais il n'y a pas que les perce-oreilles qui sont abondants en 2010, les maringouins aussi. On les croyait pourtant bien tranquilles, ceux-là, car le temps sec qui a caractérisé le printemps avait beaucoup ralenti leur éclosion.
Toutefois, «avec le pattern de précipitations qu'on a eu au cours des dernières semaines, quand on a deux ou trois jours de beau temps et des précipitations de 20 à 30 mm, il y a de nouvelles générations qui apparaissent», explique Martin Lord, vice-président marketing et développement international chez GDG Environnement, une entreprise qui exerce le contrôle biologique des insectes piqueurs.
Si le printemps nous avait gâtés par l'absence de maringouins, leur nombre est maintenant revenu à la normale, signale M. Lord.
«Peu de précipitations et un temps sec faisaient que les générations qui apparaissaient en moins grand nombre survivaient moins longtemps, mais dans les dernières semaines, on a eu la vraie recette qu'il faut pour avoir des maringouins», dit-il. Le mois de juillet est donc normal en termes de présence de moustiques.
De plus en plus de fourmis
Du côté des fourmis, Dominic Jalbert estime qu'il va y en avoir de plus en plus «à cause des nouvelles normes environnementales.» Les normes ne permettent plus de traiter systématiquement les terrains avec des insecticides. «Donc, les insectes se propagent comme les pissenlits», constate M. Jalbert.
Attention à la punaise de lit
Mais une des infestations les plus courantes auxquelles les exterminateurs doivent faire face, actuellement, c'est la punaise de lit. Dominic Jalbert explique que cet insecte se propage beaucoup par le transport de matelas et meubles contaminés d'un appartement à l'autre dans les immeubles à logements.
Le cas classique, raconte-t-il, c'est le locataire qui a un problème de punaises de lit et met son matelas et son sommier au chemin. Un locataire de l'immeuble voisin décide de les apporter chez lui. «Il vient alors d'infester tout l'immeuble», explique l'exterminateur.
Les guêpes donnent du travail
Les guêpes donnent aussi beaucoup de travail aux exterminateurs, en général, durant la période estivale. Si les guêpes sont des insectes particulièrement utiles à l'extérieur (elles font de la pollinisation et sont des prédatrices d'araignées et de certains insectes nuisibles), elles ont parfois tendance à faire leur nid dans des endroits assez peu commodes comme les combles et l'intérieur des murs. «On a des centaines de cas comme ça», raconte M. Jalbert.
C'est dans une situation comme celle-là qu'il est important de faire intervenir l'exterminateur, dit-il. Quand les premiers gels arrivent et que les guêpes doivent quitter le nid, elles risquent en effet de rechercher la chaleur et vont assurément s'infiltrer dans la maison, explique M. Jalbert.
Si les exterminateurs ne peuvent enlever le nid dans le mur ou le comble, explique-t-il, un produit insecticide pourra être mis sur les chemins qu'elles empruntent à l'extérieur du bâtiment.










