Urgences: un été moins chaud que dans le passé

Comme prévu, l'été se déroule plutôt bien dans... (Photo: Ève Guillemette)

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Comme prévu, l'été se déroule plutôt bien dans les urgences de la région. On ne rapporte en effet aucune rupture de services. Tout dépendant des endroits, une légère hausse de l'achalandage a cependant été notée lors des périodes de canicule.

Photo: Ève Guillemette

Nancy Massicotte

Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) En dépit des périodes de canicule et de la pénurie de médecins, l'été se déroule plutôt bien dans les principales urgences de la région. La qualité et l'accès aux services de santé sont encore loin d'être parfaits mais on note à tout le moins une certaine amélioration par rapport aux étés précédents.

Au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières par exemple, la diminution importante du nombre de patients en attente de ressources a eu un impact positif sur la tâche du personnel médical et infirmier.

L'an passé, à pareille date, on comptait en moyenne une trentaine de patients, dont l'épisode de soins était terminé mais qui mobilisaient des civières en attendant des ressources en hébergement ou réadaptation. Cet été, on en dénombre une dizaine environ.

«Le travail mené avec le CSSS de Trois-Rivières a donné un bon coup de main car nous avons, en plus, enregistré une légère hausse du nombre de visites à l'urgence. Généralement, nous avons en moyenne 138 visiteurs par jour en juillet; cet été nous en avons accueilli 145. La chaleur peut y être pour quelque chose mais il y a un peu de tout comme des cas de traumatologie. La fin de semaine du 9 au 11 juillet, on a reçu 188 ambulances en trois jours, ce qui constitue une pointe importante», a indiqué Serge Boulard, porte-parole du CHRTR.

Du côté du personnel médical et infirmier, ce dernier n'en demeure pas moins très sollicité. «C'est plus difficile les week-ends. Il y a encore du temps supplémentaire. Heureusement, des améliorations sont à prévoir. Nous avons en effet recruté de nouveaux médecins, dont deux qui sont déjà en fonction à l'urgence. D'autres devraient se joindre à l'équipe en août et septembre», a-t-il ajouté.

Au Centre Cloutier-du Rivage, on admet là aussi que la situation est bien meilleure que l'an passé à pareille date, même si l'urgence demeure fermée la nuit. «Nous offrons un meilleur service à la population notamment grâce à la méthode Lean. Nous réussissons à nous occuper de 100 patients par jour comparativement à 70-80 l'an passé», a indiqué Dre Valérie Garneau, responsable des médecins à l'urgence.

Le nombre de médecins est également à la hausse. «Nous en avons huit présentement qui font de l'urgence et un neuvième devrait se rajouter à l'automne. Par contre, pour que l'urgence soit ouverte 24 heures sur 24, il nous faudrait un total de 12 médecins. Nous devons encore avoir recours à quelques médecins dépanneurs», a ajouté Dre Garneau.

En ce qui concerne la situation au CSSS de l'Énergie, les médecins en place ont réussi à combler toutes les périodes de garde dans les urgences de l'Hôpital du Centre-de-la-Mauricie et du Centre d'hébergement Laflèche.

«Le fait de ne plus avoir recours aux médecins dépanneurs est un gros plus pour nous. Cela faisait longtemps. Il faut dire que nos médecins s'impliquent beaucoup. En plus, nous avons recruté cinq nouveaux médecins, dont quatre qui sont déjà en fonction. Malgré tout, c'est loin d'être parfait: l'équilibre est toujours fragile», admet Lucie Lemire, porte-parole.

Notons par ailleurs qu'aucun changement d'horaire n'est prévu à l'urgence du Centre d'hébergement Laflèche, de sorte qu'elle va demeurer ouverte six jours sur sept.

Toujours au CSSS de l'Énergie, on rapporte une hausse de l'achalandage à cause de la chaleur et du beau temps en général, notamment les cas de santé mentale combiné à de la toxicomanie.

En ce qui concerne le Centre Christ-Roi à Nicolet, la majorité des périodes de garde sont comblées à l'urgence.

«Ça va bien. À ce jour, deux seulement n'ont pas été été comblées en août mais ça devrait bientôt se régler. Comparativement aux derniers étés, on peut dire que la situation est meilleure», a précisé Guillaume Cliche, porte-parole du CSSS Bécancour-Nicolet-Yamaska. On se rappellera qu'à l'été 2008, l'urgence de Nicolet avait dû fermer à neuf reprises.

Aucune problématique particulière n'a été rapportée non plus du côté de l'urgence du CSSS du Haut-Saint-Maurice.


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