Le samedi 7 août, dès 8 h, on procédera à l'inscription pour les circuits de un, cinq et dix kilomètres au parc Lionel-Rheault. Ces parcours de marche et de course auront lieu dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, dans le quadrilatère formé notamment par les rues Latreille, Lionel-Rheault et Montplaisir.
L'ancien athlète olympique Marcel Jobin parraine la marche pour la huitième année consécutive. «Nous avons deux objectifs: faire connaître aux gens la fibromyalgie et promouvoir l'activité physique», explique celui qui a établi il y a une trentaine d'années le record canadien de marche rapide 50 km, une performance encore inégalée aujourd'hui.
«Tant qu'on fait du sport, et avec un peu de chance, on s'éloigne des médicaments et des hôpitaux. J'ai 68 ans et je suis encore actif, sans une seule pilule».
Cette année, la présidente d'honneur de l'événement est la députée fédérale de Trois-Rivières, Paule Brunelle. L
a politicienne accorde une attention particulière aux personnes ayant de la difficulté à se faire diagnostiquer: «quand je pense à la fibromyalgie, je pense à tous ceux qui sont venus me voir sans connaître l'origine de leur mal, à l'angoisse de ne pas savoir exactement ce qu'on a».
Alors qu'on la classait avant comme une maladie mentale, voire une hystérie féminine, on comprend aujourd'hui de mieux en mieux la nature de la fibromyalgie.
Cette pathologie se caractérise par des douleurs musculaires concentrées en 18 points précis et par une fatigue continuelle. Toutefois, elle demeure difficile à diagnostiquer.
«C'est plate à dire, mais il faut que la personne prenne son mal en patience avant qu'on découvre ce qui l'affecte vraiment. Les prises de sang n'identifient pas la fibromyalgie, il faut quasiment y aller par essai et erreur avant de savoir à quoi on a affaire», illustre la présidente de l'Association de la fibromyalgie Mauricie - Centre-du-Québec, Hélène Deshaies.
Même si ce mal affecte près de 3 % de la population, dont 90 % de femmes, peu de gens parlent de cette «maladie-poubelle».
«Ça a trop longtemps été associé à une dépression, à cause de l'utilisation de médicaments antidépresseurs, mais c'est très différent. Au Québec, on essaie de la faire reconnaître depuis 21 ans», ajoute Hélène Deshaies.
Son association tente donc de briser l'isolement en organisant des conférences et des cafés-rencontres pour les malades laissés de côté.









