Une telle collaboration entre les policiers et la Garde côtière constitue d'ailleurs une première dans la région. Au Québec, il y a déjà eu des précédents; à Sorel notamment il y a deux ans. Cette fois-ci, c'était au tour des policiers de la région de réclamer l'aéroglisseur.
«La plantation était vraiment inaccessible, tant en voiture qu'en véhicule tout terrain. Nous avons donc demandé leur assistance et leurs équipements afin d'être en mesure de sortir les plants de cannabis qui se trouvaient dans une zone marécageuse», a précisé la sergente Éloïse Cossette, porte-parole de la SQ.
En matinée, l'aéroglisseur, avec à son bord six membres d'équipage, quatre policiers de la GRC et huit de la SQ, de même que des VTT, s'est donc rendu sur les berges du lac Saint-Pierre au Centre-du-Québec, a traversé une zone marécageuse afin de se rapprocher des lieux de la plantation.
Une fois sur la terre ferme, les policiers ont alors été en mesure de récolter quelque 1066 plants de cannabis. Comme l'aéroglisseur dispose d'une grue amovible, les plants ont pu être transportés à Trois-Rivières.
Sans la collaboration de la Garde côtière, on devine que cette éradication aurait été quasi impossible compte tenu de l'emplacement des plants. Les producteurs eux-mêmes ont nécessairement dû utiliser une embarcation avec un faible tirant d'eau pour cultiver leurs plants. C'est d'ailleurs un hélicoptère des Forces armées canadiennes qui a repéré les plants et guidé les policiers dans leur travail.
Selon le capitaine Luc Lavoie, de la Garde côtière canadienne, les coûts d'opération d'un hélicoptère demeurent malgré tout beaucoup plus élevés que ceux d'un aéroglisseur et ce, même si celui-ci est impressionnant.
Le Mamilossa est en effet utilisé pour le déglaçage des rivières et des endroits difficilement accessibles par les brise-glace conventionnels. Il est aussi utilisé comme baliseur pour le mouillage, l'entretien et l'enlèvement des bouées ainsi que pour l'exécution de travaux de construction et d'entretien des aides à la navigation. Il est régulièrement appelé à intervenir lors de missions de recherche et de sauvetage.
Au dire du capitaine Lavoie, le coût de cette opération ne fera donc pas une grande différence sur le bilan annuel.
«Nos équipements et le personnel étaient de toute façon disponibles aujourd'hui (hier). Il faut dire qu'à cette période de l'année, nous sommes surtout en dépannage pour le balisage. Évidemment, si nous avions été appelés sur une opération de recherche et sauvetage, nous aurions quitté les lieux de la perquisition», a-il précisé.
Cette autre saisie dans le cadre de l'Opération Cisaille porte à 25 000 le nombre de plants saisis dans la MRC de Nicolet au mois d'août uniquement.











