Quelque 80 ambulanciers ont circulé dans des rues du centre-ville avec une dizaine de véhicules, gyrophares et sirènes en fonction.
Ils ont manifesté contre la volonté du gouvernement du Québec de ne pas les payer pendant l'heure des repas, alors qu'ils doivent garder en fonction leur système de télécommunications.
«La manifestation est pour faire valoir notre point de vue à la population et au ministère de la Santé. On a des jugements des tribunaux qui nous donnent raison, mais le gouvernement ne veut pas les respecter. Il veut négocier à rabais», dénonce Marc-Antoine Laverdière, président du syndicat local qui regroupe quelque 180 personnes.
Selon M. Laverdière, cette manifestation n'a eu aucun impact sur la desserte de services à la population. «Il n'y a pas eu d'interruption du service. On veut garder la population de notre bord.»
Il y a quelques jours, le Conseil des services essentiels a émis une ordonnance forçant les paramédics à garder ouvert leur système de télécommunications pendant leurs repas. Selon Yves Imbeault, conseiller syndical pour la Fraternité des travailleurs du préhospitalier du Québec (FTPQ), les autres manifestations à venir à la grandeur du Québec se feront sans entraîner des conséquences sur l'offre de services.
«Le but premier n'est pas de toucher aux services à la population, on dénonce le peu de services! On est en manque de ressources sur le terrain. On va plutôt toucher l'aspect administratif. Ce qu'il faut comprendre, c'est au gouvernement de bouger. On veut que ce dossier soit réglé. Ça traîne depuis 2005. Je pense qu'on a attendu assez longtemps.»











