Conscient qu'une joute politique entoure la demande des conseillers du Groupe des sept à cet effet, il préfère attendre une communication de la part de la Ville, se disant peu au fait des dispositions contenues dans les protocoles de subventions.
«Je vais attendre le coup de fil de la Ville. Si la Ville me dit, demain matin, qu'il y a eu des pressions et qu'elle a besoin des états financiers des dernières années, en vertu des pro- tocoles, bien sûr que je vais répondre. Bien sûr qu'on va se plier à ça», laisse entendre M. Fournier.
Celui-ci a indiqué, hier, qu'il était peu familier avec les protocoles qui ont été signés lors du versement de subventions par la Ville. «Si je les ai vus, je les ai vus rapidement. Ça se réglait souvent entre la Ville et la trésorerie des Fêtes», note-t-il.
Mardi soir, les conseillers du Groupe des sept ont déposé un projet de résolution dans laquelle ils réclament non seulement la tenue d'une commission d'enquête sur l'administration des Fêtes, mais aussi la transmission, par le président Jean Fournier, des états financiers de 2006 à 2010.
Le président indique que «si des conseillers ont trouvé une disposition concernant les états financiers dans les protocoles de subvention, alors ils sont dans leur droit» de demander que la Ville leur fournisse les documents en question. Et c'est dans ce contexte qu'il se dit prêt à transmettre les documents si quelqu'un à l'hôtel de ville le lui demande.
Dans les faits, même si le greffier adjoint de la Ville, Me Yvan Gaudreau, a répondu à la conseillère Françoise Viens qu'il ne pouvait donner suite à sa demande d'accès à l'information concernant ces états financiers parce qu'ils n'ont pas été déposés à la Ville, on se doute bien que quelqu'un à l'hôtel de ville a une copie des états financiers.
Le directeur des arts et de la culture, Michel Jutras, siège au conseil d'administration des Fêtes du 375e depuis le début de l'aventure, en 2006, tout comme le directeur des loisirs et des services communautaires, Michel Lemieux, et le directeur des communications, François Roy.
D'après Jean Fournier, les états financiers qu'il a vus sont déposés à la corporation des Fêtes du 375e, mais du même coup, ceux-ci se retrouvent soustraits à l'application de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics. Le conseil d'administration du Comité des fêtes n'est pas composé majoritairement d'élus et ne recevait pas plus de la moitié de son financement de la part de la Ville.
Lorsque la demande de la conseillère Françoise Viens d'avoir accès aux documents concernant les états financiers est arrivée au Comité des fêtes, le président Fournier l'a transmise à Michel Jutras, qui agissait comme secrétaire du conseil d'administration. Et c'est sur la recommandation de ce dernier que M. Fournier a répondu à Mme Viens par la négative.
«Si les états financiers doivent être produits, je n'aurai aucune honte à les présenter. On vou- lait terminer avec un surplus et on a réussi à le faire», conclut-il.











