Martin Giroux a fait paraître son premier album (Faut que j'te dise) en 2005 et son deuxième (En cavale) en mars dernier. Depuis le printemps, il promène de salle en salle un spectacle qu'il peut offrir sous diverses formes avec un nombre de musiciens variable. Mardi à Trois-Rivières, il sera accompagné du guitariste Mathieu Durocher avec qui il joue depuis l'adolescence.
«J'ai eu mon premier groupe avec lui à 16 ans», précise celui qui a eu le coup de foudre pour la guitare au milieu du secondaire et qui a commencé à composer peu après. D'ailleurs, les chansons que son groupe La Cavale interprétait dans les bars et salles de l'Outaouais étaient de sa composition.
Après avoir participé à divers concours dont Tout nouveau, tout show en 2001, où il figurait parmi les finalistes avec Pierre Lapointe, il fut sélectionné en 2004 pour participer à l'aventure Star Académie et y atteignit la finale masculine.
Au fil de la conversation, Martin Giroux exprime un certain agacement devant le mépris d'une partie de l'industrie pour les chanteurs émoulus de la téléréalité. «Est-ce qu'on dénigre ceux qui sont passés par le festival de Granby?», demande-t-il. Car pour lui, Star Académie était une opportunité parmi celles qui permettent d'exposer son talent dans le but de développer une carrière.
«S'il n'y avait pas eu Star Académie, j'aurais quand même tout fait pour en arriver où j'en suis. C'est arrivé dans ma vie et ça m'a ouvert des portes. Pour moi, c'est un concours comme Granby ou d'autres, mais télévisé. On nous voit à la télé, mais ça demeure un concours», analyse-t-il.
De plus, Martin Giroux croit que l'émission contribue à faire connaître la musique québécoise et à donner une seconde vie à des chansons moins connues des générations plus jeunes. En parlant de musique québécoise et de jeunes, le chanteur déplore un manque d'intérêt de ceux-ci pour les artistes d'ici.
Il est à même de le vérifier puisque, détenteur d'un baccalauréat en enseignement de l'histoire, il lui arrive encore de se rendre disponible pour des remplacements dans les écoles secondaires de Montréal, où il vit depuis cinq ans.
«Je parle musique avec les jeunes. Ils sont plus axés sur la musique américaine, sur le hip hop. Mais quand tu leur parles de musique québécoise, ils sont ouverts. Il faut trouver des moyens pour les intéresser. On a de bons artistes et on les néglige. On a beaucoup de styles différents qu'on n'entend pas assez», se désole-t-il.
L'auteur-compositeur-interprète nomme spontanément Marie-Mai («un beau modèle pour les jeunes»), Stefi Shock («une musique super festive») et Dumas («du bon électro-rock») comme des artistes qui méritent d'être connus.










