«Le violoncelle n'est pas un instrument qu'on peut apprendre en autodidacte. Il faut passer par la formation classique», explique Ioav Bronchti, membre du quatuor qui partagera ses explorations musicales avec le public mauricien samedi prochain à l'église St.James.
Au programme, des saveurs de jazz avec des standards comme Caravan, Fly Me to the Moon ou On Green Dolphin Street, du soleil reggae via la Redemption Song de Bob Marley et oui, l'énergie pop-rock des années 1980 du Rebel Yell de Billy Idol.
Le programme de samedi comprend aussi deux pièces composées exclusivement pour le quatuor, une de Jean-François Girard et une du violoniste trifluvien Antoine Bareil. «Antoine est un ami. Il a tellement de talent! C'est une perle pour Trois-Rivières. Ses compositions ont du rythme et sont envoûtantes», commente Ioav Bronchti.
Antoine Bareil avait eu carte blanche pour composer une pièce que le Quatuor Ponticello avait l'intention de présenter à un festival suisse. Le Trifluvien a créé Les étoiles du match (Hommage à la LNH). «On entend même la mi-temps avec la Zamboni!», s'exclame le violoncelliste en décrivant la composition de son ami.
On entend souvent les violoncellistes affirmer que leur instrument est celui qui se compare le mieux à la voix humaine. Ioav Bronchti le dit aussi à sa façon: «Quand on joue en orchestre, on répète souvent en sectionnelles. Les violoncelles sonnent très bien ensemble. C'est l'instrument qui a le registre le plus large, qui peut reproduire les voix humaines des basses aux sopranos».
Cette grande richesse de l'instrument favorise l'adaptation à pratiquement tous les styles de musique. «On est tous des chambristes, et on fait du contemporain. On est très varié dans nos styles», décrit Ioav Bronchti en parlant du quatuor formé en 2003.
Cette versatilité s'exprime dans les formules de concerts proposées par le quatuor. Outre Jazz-pop à quatre violoncelles, présenté à Trois-Rivières samedi, la formation peut interpréter du Bach et du Moussorgski dans Bach et Les tableaux d'une exposition, ou flirter avec le baroque et le flamenco à travers le spectacle justement intitulé Du baroque au flamenco. Le quatuor prépare aussi Tour du monde en folklore, qui sera offert à Trois-Rivières en mai.
Ioav Bronchti, violoncelliste à l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières depuis 2003, apprécie le public trifluvien et vante l'acoustique de l'église St.James, qu'il considère comme une des meilleures «salles» (sinon la meilleure) en ville.
Né en Israël, le musicien a vécu en Suisse à partir de l'âge de 10 ans, jusqu'à ce qu'il arrive au Québec en 2000. Il a étudié le violoncelle à Tel-Aviv, au Conservatoire de musique de Lausanne, à celui de Montréal ainsi qu'à l'Université McGill.
Une autre membre du quatuor, Caroline Milot, diplômée du Conservatoire de musique de Montréal, de l'Université McGill et du Cleveland Institute of Music, est aussi membre de l'OSTR.
Le quatuor est complété par Pierre-Alain Bouvrette, entre autres diplômé de l'Université Rochester et de la Longy School of Music de Cambridge, et Julie Trudeau, qui a étudié à Sherbrooke, Montréal et Paris.
Les billets pour le concert de samedi à 20 h seront vendus à la porte, au coût de 20 $ et de 10 $ pour les étudiants.









