L'exercice aura été salutaire notamment pour deux de nos proches représentants dans la région. D'abord, aucun complexe pour Joanie Goyette, de Saint-Tite, qui a pris l'espace avec une assurance qui la dessert tout à fait. Son court duo en début de soirée avec Céline Dion sur la chanson I'm alive a permis de mesurer son aisance sur scène aussi bien vocalement que dans une gestuelle leste et professionnelle. Solide performance, qui laisse présager encore plusieurs jours heureux pour la candidate de la Mauricie.
Brigitte Boisjoli, de Drummondville, a pour sa part relevé tout un défi en fin de soirée, en entonnant la difficile My heart will go on sans problème auprès de la diva. Décidément, celle qui interprétait la Dame Blanche des Légendes fantastiques à Drummondville fait elle aussi la preuve que la scène est un terrain de jeu drôlement plaisant quand le talent est au rendez-vous.
Dans ces deux cas, il suffisait de regarder le visage de Céline Dion à l'issue des dernières notes pour se rendre compte que le charme avait opéré. Le même enthousiasme se lisait aussi chez la star à l'égard des performances de Maxime Landry (L'amour existe encore) et de Sophie Vaillancourt (Because you loved me).
Dans le deuxième duo de la soirée, qui impliquait Jean-Philippe Audet, les choses ont tourné moins rondement. Le jeune homme de Québec semblait manquer à la fois de stature et de voix à côté de Céline Dion sur les notes de Pour que tu m'aimes encore. En avançant sur scène à côté de la diva québécoise, il donnait d'ailleurs l'impression de se diriger tout droit vers l'échafaud.
Qu'à cela ne tienne, c'est à lui qu'est revenue la touche d'humour spontanée de la soirée en notant, à propos de son premier duo en carrière (avec Céline Dion), qu'«il faut bien commencer à quelque part...». Avec le trio des Lost Fingers et une Céline Dion agréablement jazzée, Pascal Chaumont n'a pas connu non plus son meilleur moment à Star Académie.
Dans l'ensemble, la majorité des performances entre Céline Dion et les académiciens étaient toutefois intéressantes et relevaient automatiquement le niveau des prestations. Les longueurs de la soirée se sont plutôt produites entre les différents numéros, notamment quand Céline et le panel des professeurs se sont payés la tête de René Angélil à ses débuts avec Les Baronnets.
Un clin d'oeil aurait été suffisant mais l'exercice s'est étiré, brisant le rythme et l'envergure qu'avait jusque-là la soirée. Quant aux anecdotes, le duo Céline Dion et Julie Snyder a beau vouloir jouer la carte de la simplicité, il ne donne pas toujours les moments les plus brillants d'une soirée, mettons.
Maxime Proulx quitte l'Académie
À sa troisième mise en danger, Maxime Proulx n'a pas été capable d'étirer son séjour à Sainte-Adèle, malgré tout son bon vouloir. Avec la chanson Ma gueule, il a trouvé matière à livrer une interprétation bien sentie, mais il ne pouvait pas véritablement rivaliser avec ses deux compères.
C'est Maxime Landry qui a remporté la faveur du public avec la pièce Ne t'en va pas, de Lynda Lemay. Or, dans son registre, la chanson a trouvé hier soir une avenue toute belle, quitte à damer le pion un brin à l'auteure elle-même. Avec la prestation qu'il a livrée, il était assuré de demeurer à l'académie. Si le public ne l'avait pas sauvé, le jury l'aurait sûrement fait.
William Deslauriers, de Plessisville, a trouvé pour sa part une pièce parfaite pour se faire valoir, sur les mots de Vincent Vallières. «Je veux faire triper le monde, les faire sourire», disait-il, et c'est ce qui s'est produit.
Dimanche prochain, Zacharie Richard, Marie-Mai, les BB et Sébastien Ricard accompagneront les académiciens.











