Un long et poétique Souffle d'Apollon

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Un long et poétique Souffle d\'Apollon

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En musique, Caïman Fu et Isabelle Blais ont donné un bien agréable coup de barre à la soirée.

Photo: François Gervais

Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est sous le thème Le Souffle d'Apollon que s'est déroulée hier soir la remise des Grands prix culturels de Trois-Rivières, une soirée mise en scène par Gilles Devault qui n'a pas manqué de bons concepts pour meubler la cérémonie, mais dont l'ensemble a manqué sérieusement de rythme et de cohésion pour marier le tout de manière efficace.

Le gala s'est étiré sur trois heures sans entracte, la plupart du temps dans une atmosphère où l'on avait éludé le caractère plus festif de certaines éditions antérieures pour aborder plutôt un caractère solennel, parfois lourd.

 

Une soirée où le public a toutefois été initié à quelques beaux talents encore méconnus, notamment avec la superbe voix de Louis-Alexandre Beauchemin qui a ouvert la soirée sur un air de Schumann.

La soirée a laissé par ailleurs une grande place à la portion poésie qui a parfumé toute la soirée, alors que se faisaient entendre ici et là les mots des Clément Marchand, Judith Cowan, Yves Boisvert, Serge Mongrain et Grand Corps Malade, pour ne nommer qu'eux.

En musique, Caïman Fu et Isabelle Blais ont donné un bien agréable coup de barre à cette soirée en jazzant l'atmosphère, alors que le trio Trop loin d'Irlande, accompagné de Fabiola Toupin et Sylvie Tremblay, ont donné pour leur part au public des moments de pure beauté.

La touche humoristique de la cérémonie revient au comédien Luc Kenline qui a interprété le personnage d'un artiste se présentant sur toutes les tonalités de l'arrogance.

Enfin c'est à deux femmes que sont revenus les remerciements les plus chaleureux de la soirée, à commencer par l'auteure Nancy Montour, aussi touchante que surprise. Elle qui n'avait rien préparé comme mots de remerciement, croyant que les lauréats étaient prévenus à l'avance, est apparue sur scène comme un bouquet de fraîcheur.

L'autre étant la communicatrice par excellence, la lauréate Patricia Powers, qui a tenté de recevoir les honneurs, mais qui n'a pu s'empêcher de les rediriger sur son entourage.

 

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