Comme l'explique le vice-président de la Biennale, Guy Langevin, cette inclusion de l'art numérique à l'événement répond à une demande répétée des artistes concernés.
Mais comme les mondes de l'estampe traditionnelle et du numérique s'abordent selon des normes différentes, il fallait trouver une formule favorisant une intégration harmonieuse. La solution de l'événement parallèle extérieur fut adoptée.
Ainsi, l'exposition Num_errance fut installée sur la place de l'hôtel de ville. Les oeuvres de huit artistes ont été imprimées sur des panneaux abrités par des structures métalliques.
C'est un concept d'exposition de photographies sur des panneaux, sur les rives de la Seine à Paris, qui a inspiré l'idée de Guy Langevin.
«Nous cherchions à élargir le public et sortir des salles d'exposition. De toute façon, nous n'avions pas le choix, puisque nous occupons toutes les salles pour les expositions régulières de la Biennale. Nous manquons de place! Le nombre de dossiers de qualité qui nous sont envoyés ne cesse d'augmenter», justifie M. Langevin.
Jusqu'au 6 septembre, il sera possible de découvrir les oeuvres des Canadiens Bonnie Baxter, Derek Michael Besant, Cécile Boucher et Davida Kidd, de l'Argentine Alicia Candiani, de l'Américain John Hitchcock, de la Belge Ingrid Ledent et de la Polonaise Viola Tycz.
Même si l'exposition a été inaugurée en juin, ce n'est que maintenant que le catalogue est publié. «Nous l'avons dit, ce projet est différent et nous avons choisi des manières différentes de le mettre en valeur», explique Guy Langevin, avant d'ajouter: «Le catalogue n'est pas celui d'une exposition, ou de la simple juxtaposition d'oeuvres, mais celui du projet lui-même».
La plaquette dévoile la démarche des artistes ainsi qu'une de leur oeuvre telle que reçue et une autre, in situ. Les étapes de la réalisation du projet y sont aussi décrites.
Présente au lancement du catalogue, l'artiste Cécile Boucher se réjouissait de l'initiative de la Biennale internationale d'estampe contemporaine.
«C'est génial, les structures à l'extérieur. Merci d'avoir invité l'estampe numérique à la biennale! L'estampe numérique est un peu la mal-aimée. Peut-être parce qu'elle est mal comprise? On ne sait pas trop ce qu'elle est: de la photo, du Photoshop...? Elle est comme à l'adolescence», formulait Mme Boucher, confiante que la forme d'art qu'elle privilégie sera davantage reconnue.
Guy Langevin a aussi tenu à souligner la contribution financière de la Ville de Trois-Rivières et du comité des Fêtes du 375e anniversaire de la ville dans la réalisation de Num_errance. Il précise également que les structures métallique pourront (et seront certainement) réutilisées.











