Intitulée Pièces à conviction, l'exposition deviendra itinérante, s'arrêtant pendant un mois à chaque étape, dans chacune des bibliothèques des différents secteurs de la ville de Trois-Rivières, dès septembre.
L'exposition se veut un rappel des événements marquants que la Société a mis sur pied depuis ses débuts, il y a trente ans. Les éléments sont présentés de façon graphique sur un panneau, d'une part, de même que par des éléments physiques dans deux présentoirs installés à l'intérieur de la bibliothèque trifluvienne.
On y trouve des bulletins de liaison, des affiches de spectacles, des billets pour ces spectacles, des découpures de journaux ou toutes sortes de documents reliés à divers événements organisés par la SEM: colloques, concours, soirées hommage, etc.
On notera également un autre panneau sur lequel se retrouvent des citations extraites d'ouvrages publiés par près de 80 de ses anciens membres.
Cela permet, d'une part, de découvrir quels grands noms ont fait partie de l'organisme au cours des ans, mais également la qualité de leur plume.
Par ailleurs, la bibliothèque a sorti des rayons et mis en évidence des ouvrages de sa collection qu'on doit à des membres de la Société des écrivains de la Mauricie, et donc accessibles pour des prêts au grand public. Notons, par ailleurs, que la SEM a offert un exemplaire de chacun des numéros de ses revues internes En Vrac et Soir rouge.
Le choix du mot «conviction» dans le titre de l'exposition s'explique par la volonté de la direction de la Société de convaincre le grand public de l'ampleur du travail accompli au cours des trente dernières années. Réjean Martin, directeur général de la SEM, a conçu l'exposition.
«J'ai plongé dans nos archives pour retracer les grands événements qui ont marqué notre histoire, explique-t-il. Heureusement, on a gardé beaucoup de choses qui permettent d'évoquer ces grands moments. On voit la variété des événements mis sur pied par la SEM comme des colloques, des spectacles ou des concours. On a aussi deux dictionnaires publiés qui retracent les écrivains de la Mauricie et que les gens peuvent consulter. On constate que la Société a créé une effervescence exceptionnelle au cours des ans et c'est bon que le public le sache; l'animation littéraire a été constante en Mauricie depuis 30 ans.»
«On s'aperçoit qu'il y a beaucoup de monde qui s'intéresse à la littérature d'ici et que celle-ci vient les toucher dans leur quotidien. À partir de ce constat, on regarde vers l'avenir en se demandant comment on peut faire pour rejoindre encore plus de monde.»
L'exercice a permis à l'actuel président de l'organisme, Louis Caron, de faire plusieurs constats.
«On s'aperçoit qu'il y a trente ans, les écrivains étaient isolés, assez pour sentir le besoin de se regrouper pour se faire entendre. Aujourd'hui, s'ils sont moins marginalisés, ils doivent se battre contre la tendance générale vers la superficialité qui s'oppose à la profondeur de réflexion que permet la littérature. Il faut trouver de nouvelles approches pour intéresser non seulement les écrivains mais tous ceux qui écrivent. Les gens ont besoin de s'exprimer dans un monde paradoxalement dominé par les communications mais, dans lequel on communique bien peu sur les choses essentielles.»
«Le retour en arrière nous permet de constater que nous n'avons sans doute jamais été aussi nécessaires qu'aujourd'hui.»












