Âgé de 21 ans, le Trifluvien a mérité son «diplôme d'études supérieures II» en piano, guidé par sa professeure Denise Trudel. Au fil des ans, le musicien s'est distingué en remportant plusieurs prix et bourses, et a intégré le circuit des concours internationaux.
«Je voulais continuer. Au départ, je voulais aller en Europe; mais j'avais déjà fait des camps là-bas et je n'avais pas trouvé de professeur avec qui ça avait vraiment cliqué. Aussi, ça aurait été plus compliqué pour les auditions, puisqu'il faut se rendre sur place», raconte-t-il.
Le pianiste, dont le diplôme peut équivaloir à une maîtrise dans le système universitaire québécois, a finalement décidé de continuer ses études aux États-Unis. On se doute que l'inscription à une école de musique supérieure à l'étranger ne se fait pas en criant piano...
D'abord, il faut être invité aux auditions après avoir soumis un dossier contenant CD, coupures de presse et autres documents. Olivier Hébert-Bouchard a envoyé cinq demandes d'auditions, toutes acceptées.
Puis il s'est présenté à trois de celles-ci, avec succès.
Entre des offres d'admission à l'école de musique de l'Université Yale au Connecticut, à la réputée Julliard de New York, et à la Manhattan School of Music, il a choisi cette dernière, principalement en raison du montant de la bourse qu'on lui offrait à cet endroit.
«Ça coûte assez cher, étudier aux États-Unis! Je ne voulais pas trop m'endetter! Et aussi, le professeur me convenait», explique le pianiste qui entreprendra ce qui est appelé un Post Graduate Dilpoma avec le professeur Marc Silverman.
La durée de ces études où il pourra peaufiner encore davantage ses habiletés d'interprète est de deux ans.
De la doublure de mains
Olivier Hébert-Bouchard a récemment exploré une autre facette de sa passion pour l'interprétation de la musique.
S'il est habitué de se produire en récitals devant une salle remplie de spectateurs, il a fait ce qui fut comparé avec un sourire à du «lipsinc de doigts» devant des caméras de cinéma pour le film de Luc Dionne relatant la vie du pianiste André Mathieu.
En fait, c'est Alain Lefevre qui a enregistré les partitions de piano des oeuvres de Mathieu qui seront entendues dans le film. Mais c'est Olivier Hébert-Bouchard qui a fait la «doublure» des mains de Patrick Drolet, le comédien qui incarnera le pianiste décédé à 39 ans en 1968.
«Je ne pensais pas que ce serait aussi difficile», confie Olivier Hébert-Bouchard en parlant de son expérience.
«Ce n'était pas moi qui avais enregistré les pièces, c'était Alain Lefevre. Et même si on est deux pianistes, on ne peut pas avoir toujours les mêmes réflexes».
«Aussi, je devais rendre le jeu crédible physiquement. André Mathieu était un homme qui avait un problème d'alcool et qui était un peu rough. Il ne jouait pas de façon très délicate. C'était plutôt costaud. J'ai dû changer mon attitude», ajoute-t-il.
Le film devrait sortir sur les écrans à la fin de 2009.











