L'opéra reprend place au cinéma Fleur de Lys

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L'opéra Carmen, de Bizet, fait partie de la programmation des neuf opéras du Metropolitan Opera de New York qui seront présentés en salles  de cinéma en 2009-2010. Pour cette production du 16 janvier, le chef québécois Yannick Nézet-Séguin dirigera l'orchestre.

François Houde

François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Depuis quatre ans au Québec, on présente, en télédiffusion directe en haute définition, des opéras dans des salles de cinéma. À Trois-Rivières, les deux cinémas commerciaux ont adopté la formule l'an dernier et obtenu un beau succès.

Le cinéma Fleur de Lys renouvellera l'expérience cette année en présentant neuf productions de la saison 2009-2010 du Metropolitan Opera de New York.

Le Cinéma du Cap avait présenté des opéras de la Scala de Milan l'an dernier mais ne renouvellera pas l'expérience du moins pour l'automne 2009.

Neuf productions sont au calendrier de la nouvelle saison. La première aura lieu le 10 octobre prochain avec la présentation de Tosca, de Puccini.

Le 24 octobre, on présentera Aïda, de Verdi, le 7 novembre, Turandot, de Puccini, le 19 décembre, Les contes d'Hoffmann, d'Offenbach, le 9 janvier Der Rosenkavalier, de Strauss, le 16 janvier, Carmen, de Bizet, le 6 février, Simon Boccanegra, de Verdi, le 27 mars, Hamlet, de Thomas et, finalement, le 1er mai, Armida, de Rossini, viendra clore la saison.

Toutes les représentations ont lieu le samedi, à 13 h.

Il est à noter que pour le Carmen du 16 janvier, c'est le chef d'orchestre québécois Yannick Nézet-Séguin qui sera au pupitre. On se souviendra que l'an dernier, on avait présenté La damnation de Faust mis en scène par Robert Lepage.

En plus des images en haute définition, les spectateurs peuvent profiter d'un son en ambiophonie. Lors de la représentation, les spectateurs ont droit à des images croquées dans les coulisses de même qu'à des entrevues au moment des entractes.

La proposition est d'autant plus séduisante pour les mélomanes que cette captation audio-visuelle n'est pas disponible à la télévision.

Si on en parle déjà, c'est que les billets ont récemment été mis en vente auprès du grand public. On peut se les procurer par Internet au www.cineplex.com/evenements ou encore aux guichets du cinéma.

Si l'affluence a été intéressante l'an dernier, elle s'annonce encore meilleure cette saison. Le bouche à oreille ayant fait son oeuvre parmi les amateurs, plusieurs ne sachant pas qu'on avait instauré cette pratique dans des salles commerciales de la région.

Les ventes ont été en progression durant toute la première saison et le Fleur de Lys a même failli remplir la salle de 394 places à deux occasions pour La damnation de Faust, de Berlioz et Madama Butterfly, de Puccini.

Une prévente s'adressant exclusivement à des membres du Met de même qu'aux membres Scène, de Cinéplex, indique une hausse de 118 % de vente par rapport à l'an dernier.

Il est possible de se procurer des billets pour une seule représentation ou plusieurs, incluant des abonnements pour toute la programmation.

Dans le cas d'achats pour plusieurs représentations, il faut se présenter en personne au guichet du cinéma parce que les acheteurs profiteront de rabais sur le prix régulier des billets.

Il en coûte 21,95 $ plus taxes par représentation pour un adulte, 12,95 $ plus taxes pour un enfant et 18,95 $ plus taxes pour les aînés.

Animateur de l'émission de musique classique Bonjour, Monsieur Mozart à la station radiophonique CFOU FM de Trois-Rivières, Charles Roberge est un fervent amateur d'opéra.

Il apprécie vivement cette formule. «Jusqu'ici, on a présenté de très belles productions et ce qui m'a étonné beaucoup, c'est que ça a connu un beau succès auprès du public. C'est vraiment un très bel effort de vulgarisation de l'opéra. L'an dernier, par exemple, on a donné Lucia di Lammermoor, de Donizetti, et c'était un pur ravissement.»

«Lors des intermèdes qui peuvent durer jusqu'à 30 minutes, on fait de bons reportages et on nous présente des images inédites qu'on ne pourrait pas avoir depuis la salle. C'est bien fait. En général, les images sont très belles et elles nous offrent des points de vue qu'on n'aurait pas autrement. On utilise très bien les moyens modernes auxquels on a maintenant accès. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si cette formule de diffusion connaît un grand succès à travers le monde.»

«Évidemment, rien ne vaut d'être dans la salle pour la représentation mais au cinéma, c'est vraiment très bien. Ça s'adresse aussi bien aux yeux qu'aux oreilles ou à l'esprit. Quand je suis disponible au moment des représentations au cinéma, j'essaie toujours d'y aller.»

 

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