C'est du moins ce qui ressort du projet d'états financiers de l'organisation. Les chiffres officiels ne seront disponibles que la semaine prochaine mais ne devraient pas diverger beaucoup de cette somme, indique la directrice générale du FiDE, Claire Mayer.
En séance spéciale hier, la Ville a consenti un prêt sans intérêt de 80 000 $ pour permettre à l'organisation de poursuivre son travail en vue de l'édition 2010. «En fait, c'est une avance sur l'argent qui est prévu dans notre entente pour 2010», note Mme Mayer.
Au sein de l'organisation, le déficit appréhendé ne cause pas de véritable surprise, et on est déjà bien engagé dans un plan de redressement qui, dans les deux prochaines éditions, devrait permettre de résorber le tout, estime Mme Mayer. «Pour nous, c'est beaucoup, mais on le savait et la décision était réfléchie», note-t-elle.
Avant même le grand concert qui a rassemblé les chorégraphes réputés et l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières autour de la 9e Symphonie de Beethoven, en juin dernier, Claire Mayer savait que son organisation se dirigeait vers un déficit inévitable. La moitié du déficit du festival cette année est attribuable à cette soirée.
«Au conseil d'administration, la décision était réfléchie. Au pire, on aurait pu faire le spectacle avec les danseurs seulement mais pour le 375e anniversaire de Trois-Rivières, on voulait le faire avec l'orchestre. Autrement, on aurait eu un bon spectacle de danse, mais on n'aurait pas créé l'événement», note la directrice. «On assume complètement l'action et la décision.»
Dans les bureaux du Festival, on a amorcé le plan de redressement dès le lendemain de l'édition 2009. «Déjà à l'interne, on a coupé beaucoup sur le personnel et pour 2010, on a mis nos limites. On ne peut pas faire tout le temps des gros événements comme l'an dernier. Cette année, ça va être ça, on n'a pas le choix», fait valoir Mme Mayer.
Ceci dit, la dame ne regrette en rien les décisions prises pour 2009. «Je recommencerais demain matin. Avec la 9e, on est allé chercher un public qu'on n'aurait jamais rejoint autrement et ça, ça vaut de l'or.»
Pour 2010, les organisateurs se serreront la ceinture en toute connaissance de cause, indique Claire Mayer.
«Pour nous, la panique est passée depuis longtemps et on est très bien accompagné par la Ville.»
Sur cet aspect, Claire Mayer précise que la situation est exceptionnelle.
«En 15 ans, on était allé à la Ville une seule fois pour éponger un déficit, en 2002. Là, c'est la deuxième fois seulement», dit-elle. «Il faut savoir aussi que dans tous les grands événements entourant les Fêtes du 375e anniversaire, on est les seuls qui n'ont pas été subventionnés au complet.»











