Dans un premier temps, son tout premier album Je reviens d'ici sortira ces jours-ci chez tous les grands disquaires grâce à l'adhésion d'un nouveau distributeur.
Mais encore, la Trifluvienne a déjà bien en tête son deuxième album, qu'elle veut sortir à l'automne 2010 et avec lequel elle souhaite rejoindre un plus vaste public.
Avec son premier album, Fabiola Toupin est heureuse d'avoir opté pour sa fibre première, la poésie.
Le second sera néanmoins moins poétique, plus axé sur la chanson, plus uniforme du côté de l'orchestration et plus folk, soit folk-rock, soit folk-latin, dit-elle.
«J'aimerais que ça soit folk au niveau de la rythmique, latin au niveau des guitares, de la sensualité et de la force féminine et plus rock au niveau de l'intensité», explique Fabiola.
Autant d'univers où elle veut mettre sa voix encore plus en valeur.
«Je vais explorer en moi un côté moins romantique, plus intense, plus rock, avec plus de moments intimes, mais aussi plus de moments forts au niveau vocal.»
Des démarches sont actuellement entreprises auprès de nouveaux réalisateurs.
«Je veux avoir un regard extérieur cette fois-ci, quelqu'un qui ne me connaît pas ou à peine et qui peut m'emmener sur des chemins que je ne connais pas.»
De la même manière, Fabiola Toupin veut désormais avoir une équipe autour d'elle, afin de se concentrer moins sur l'administration, et plus sur la création.
«Mon premier album a été une aventure solo, ce qui a été une bonne chose parce qu'il s'est rentabilisé rapidement, mais c'était beaucoup d'ouvrage pour moi», dit-elle.
«J'ai trop fait des choses toute seule et il y a des trucs que je ne vois plus. Aujourd'hui, j'ai envie de m'en remettre à quelqu'un et de prendre plus de risques», dit-elle.
«Évidemment avec une équipe, on parle aussi d'un produit un peu plus facilement commerciable, et c'est correct.»
Actuellement, les choses vont bon train avec la firme À l'infini communications, dirigée par Martine Girard et basée à Trois-Rivières.
«Rien n'est signé actuellement. On n'est pas pressé, et en même temps les choses n'ont jamais été aussi rapides», observe Fabiola.
«Ça fait deux ans que je cherche une équipe intensivement et je crois que je l'avais ici, à deux coins de rue...»
C'est avec Martine Girard qu'elle a pu s'allier son nouveau distributeur. Deux ans après son lancement officiel en septembre 2007, le premier album de Fabiola Toupin gagnera ainsi ces jours-ci les grands disquaires.
Jusqu'à ce jour, Je reviens d'ici n'était en vente que lors de ses spectacles, ou dans quelques points de vente ici et là.
Ce qui ne l'a pas empêché d'écouler près de 4000 copies, un chiffre qui lui convient tout à fait.
Sur cet opus, Fabiola Toupin y fait résonner les paroles des poètes Guy Marchamps, Réjean Bonenfant, Yves Boisvert, Manu Trudel, Jean-Paul Daoust, Serge Mongrain et Madeleine Saint-Pierre, pour ne nommer qu'eux.
Pour le prochain album, elle souhaite encore une fois collaborer avec quelques paroliers d'ici, notamment les Manu Trudel, Daniel Morissette et Marc Picard, mais elle vise aussi certains paroliers d'outre-mer, comme Bernard Joyet.
Actuellement, une trentaine de chansons sont sur la table, dit-elle, dont une nouvelle chanson signée Claude Lemesle, qui a écrit tous les grands succès de Jo Dassin (Salut les amoureux, L'été indien, À toi, etc.), qui a écrit pour les Serge Reggiani, Mireille Mathieu, Bécaud et Fuguain, entre autres.
«Il était venu me voir lors de ma dernière tournée à Paris, en première partie de Daniel Lavoie, et il en avait été ravi», raconte Fabiola.
Or il lui a écrit Plus de haine, qui se retrouvera vraisemblablement sur son prochain album.
Ceci dit, Fabiola Toupin a bien l'intention de se laisser quelques pièces pour elle. «Je veux avoir au moins deux ou trois textes de moi.»
Cette semaine, elle arrive tout juste de la France où elle a donné 11 concerts, dont deux à Paris.
«La prochaine tournée là-bas, ce sera avec mon nouvel album», se promet-elle.











