Demain, l'auteur-compositeur-interprète montréalais Ian Kelly partagera son folk mêlant électronique et acoustique à la Maison de la culture de Trois-Rivières.
Ian Kelly a grandi dans un univers bilingue, né d'un père francophone (un Couture) et d'une mère aux racines irlandaises.
C'est à sa mère que Ian Kelly a emprunté le patronyme de son nom d'artiste, pour éviter la confusion avec un autre Ian Couture, aussi chansonnier.
«Mon père écoutait beaucoup de musique, de l'instrumental, du jazz. Il jouait de la basse et de la guitare électrique. Mon frère, deux ans plus vieux que moi, m'a aussi fait découvrir plein de musique, comme Jimi Hendrix, Led Zeppelin...», raconte-t-il en retraçant les origines de son intérêt pour la musique.
«Parallèlement à ça, je me tenais avec des gens plus vieux, à l'école secondaire. En secondaire deux, je me suis mis à chanter pour un groupe de gars qui étaient en secondaire cinq», ajoute-t-il. Ce groupe, c'était les Jim-Bob and The Flying Chickens, avec qui il a joué dans les bars.
À travers ses activités avec cette formation, Ian Kelly s'est aussi initié à la technique audio et aux environnements de création numérique, ce qui lui a permis de gagner sa vie comme technicien avant de pouvoir le faire grâce à son art cette année.
«J'ai commencé à faire mes propres choses, à enregistrer ce que je faisais. J'allais dans toutes les directions: métal, hip hop... En 2004, j'avais une batch de chansons cohérentes, que les gens semblaient apprécier, alors j'ai décidé de faire un disque», raconte l'artiste de 30 ans.
Entièrement conçu, joué, enregistré (dans la chambre d'un appartement qu'il partageait avec des colocs!) et distribué par lui, Ian Kelly's Insecurity est paru en 2005.
Un de ses amis techniciens a remis le disque à la direction de l'émission Belle et Bum, qui l'a invité à chanter sur son plateau pour la première des quatre fois où il y a joué depuis.
Le président des disques Audiogram, Michel Bélanger, a remarqué cette première prestation du chanteur et l'équipe de la maison de disques lui a proposé une collaboration.
C'est donc sous cette étiquette que l'artiste a créé son deuxième album, Speak Your Mind, lancé en septembre 2008.
L'auteur-compositeur-interprète a apprécié disposer du budget et du temps pour pouvoir réaliser les idées qu'il avait en tête.
Il s'est entouré de près d'une vingtaine de musiciens, au total, pour donner la texture voulue à chacune des 12 pièces de l'album coréalisé avec Guillaume Chartrain et enregistré, cette fois, dans sa maison des Laurentides.
Un quatuor à cordes et des cuivres s'ajoutent aux différentes guitares, percussions, claviers et synthétiseurs qui colorent les compositions d'Ian Kelly.
Le spectacle présenté demain à la salle Louis-Philippe-Poisson privilégiera la formule trio.
«C'est un spectacle qui évolue. Au début, j'étais seul sur scène, et là nous sommes trois. C'est cool d'être en évolution comme ça. C'est l'fun pour le public et pour moi, aussi. Ça me permet de réinventer les tounes», constate-t-il.
Le guitariste et chanteur est accompagné de Mark Nelson à la batterie et de Jon Day aux claviers.
«C'est un spectacle dynamique, avec différentes intensités. Il y a des moments plus tranquilles, d'autres plus rock ou plus groove...», décrit celui dont le public regroupe des fans d'âges variés.











