La musicienne a signé cet été un contrat avec la maison de disques Analekta, qui compte dans son écurie artistique les Angèle Dubeau, Lorraine Desmarais et Alain Lefèvre, entre autres.
Pour son premier enregistrement, la harpiste de 24 ans a privilégié un album complètement solo, gardant pour plus tard les projets avec d'autres musiciens. «J'ai voulu quelque chose qui puisse m'identifier comme artiste», justifie-t-elle.
Elle a sélectionné 14 pièces, parmi lesquelles figurent des oeuvres maîtresses du répertoire pour harpe. Elle a notamment tenu à intégrer trois pièces écrites par des harpistes, Dieudonné-Félix Godefroid, Henriette Renié et Carlos Salzedo.
D'autres titres ont été puisés dans les compositions de Paul Hindemith et Benjamin Britten. Deux transcriptions ont aussi été gravées sur l'album, dont une d'une oeuvre de jeunesse de Maurice Ravel (Pavane pour une infante défunte) et l'autre, réalisée par Valérie Milot, Milonga, d'Alberto Ginastera.
Le disque enregistré à l'église Saint-Joseph de l'arrondissement Rivière-des-Prairies à Montréal immortalise également une pièce commandée par la harpiste à son ancienne professeure Caroline Lizotte.
La professeure au Conservatoire de musique de Trois-Rivières et harpiste à l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières était présente à l'enregistrement de la pièce.
«Pour une artiste en lancement de carrière comme moi, le disque devient un outil très pratique, qui permet de se faire connaître. Ça apporte aussi un sens d'avoir accompli quelque chose», constate la diplômée du Conservatoire de Trois-Rivières, qui a entre autres mérité le Prix d'Europe 2008 et le Prix Jeune soliste 2009 des Radios francophones publiques.
Les concours
Valérie Milot accumule les prix depuis l'obtention de son diplôme d'études supérieures II (équivalant à une maîtrise) avec la mention Prix avec grande distinction à l'unanimité du jury (la plus importante reconnaissance).
Le Prix d'Europe lui a permis de se perfectionner à New York avec Rita Costanzi, et le Prix Opus de la Découverte de l'année du Conseil québécois de la musique, reçu en janvier 2009, était assorti d'une année de résidence à la radio de Radio-Canada.
«Dans un plan de carrière, on se fixe des objectifs. Un des miens est de participer au plus de concours internationaux possible avant l'âge de 30 ans», lance la dynamique musicienne qui a notamment reçu le Prix pour la meilleure interprétation d'une oeuvre contemporaine au Concours international de harpe de la Cité des arts de Paris en novembre 2008.
En octobre, elle a accédé aux semi-finales du 50e International Harp Contest in Israel, avec des concurrents de pays comme la Russie, l'Autriche, l'Italie, le Japon et l'Australie. Elle a franchi la deuxième étape du concours avec 14 autres musiciens, pour passer à la semi-finale qui regroupait six harpistes.
«J'ai ressenti la confirmation que j'étais à ma place», a constaté la musicienne à son retour de cette seconde expérience dans le circuit international. Elle se prépare donc déjà pour un prochain concours international, en juillet à Bloomington en Indianna.
D'ici là, son agenda comprend des récitals en solo à plusieurs endroits dans la province ainsi que des concerts avec l'Ensemble Appassionata à Montréal et avec les Violons du Roy à Québec. Une tournée du Québec et des provinces de l'est est prévue avec les Jeunesses musicales du Canada entre mars et mai.











