L'année productive de Dumas

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Dumas livre avec Traces le résultat d'une année... (Photo: La Presse)

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Dumas livre avec Traces le résultat d'une année de création en toute liberté.

Photo: La Presse

Marie-Josée Montminy

Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

Un exemple de productivité? Dumas, qui lancera le 1er décembre son cinquième album en un an. Traces se veut l'aboutissement d'une année de recherche musicale, dont les expérimentations ont été gravées sur quatre albums.

Si on résume, l'auteur-compositeur-interprète a sorti Nord en décembre 2008, Rouge en février 2009, Demain en juin et Au bout du monde en septembre. Traces regroupe des pièces issues de ces albums, retravaillées pour donner une homogénéité à l'oeuvre.

«L'idée est venue à la fin de la tournée de l'album Fixer le temps. J'ai eu le goût d'entrer en studio immédiatement. Je n'ai pas pris de pause», raconte Dumas en évoquant la genèse de son projet de création.

Désirant s'écarter du cycle album-tournée qui avait réglé sa carrière jusqu'à ce moment, il a souhaité s'accorder le temps de créer sans contraintes. «J'ai voulu prendre un an pour me concentrer sur la création, sur l'écriture dans la liberté, sans limites. Ça a été un an dédié à la recherche», formule celui qui a exploré des trucs plus expérimentaux et instrumentaux.

Pendant cette année de réclusion en studio avec son complice Louis Legault, Dumas a enregistré 43 chansons. La vente des quatre albums en édition limitée a pratiquement permis à l'artiste d'auto-financer son projet de création.

«Je me considère très privilégié d'avoir pu faire ça», reconnaît le chanteur de 30 ans qui  comptait déjà trois albums à sa discographie (parus en 2001, 2003 et 2006) avant de plonger dans son projet.

Dumas n'avait pas la prétention de créer quatre chefs-d'oeuvre avec ce qu'il appelle ses mini-albums. Le but était d'explorer. Quand est venu le temps de retenir des pièces pour le «vrai» album, l'idée n'était pas de faire un «Best of».

«Je voulais un disque qui ait du sens en soi, même pour ceux qui n'ont pas entendu les quatre mini-albums. L'album s'est dessiné par lui-même. Il y a des pièces qui avaient leur place mais qu'on a retravaillées. Il y en a d'autres que j'adore mais qui ne sont pas sur Traces. Je voulais un album assez homogène. Quand je l'écoute, je suis satisfait», dit-il.

L'artiste n'a pas accordé d'entrevue pendant son année de création, se concentrant sur son travail et laissant planer un peu de mystère sur sa démarche. Lundi dernier, notre entretien téléphonique constituait sa deuxième entrevue pour parler de Traces.

Admettant ne pas avoir encore beaucoup de recul pour décrire son nouveau disque et le positionner par rapport à ses autres, Dumas peut déjà affirmer que le processus l'a fait avancer au plan de l'écriture.

«J'ai eu la chance de retravailler les chansons. Dans le cas de mes autres albums, les chansons ne m'avaient pas habité pendant un an comme pour Traces. Dans les mini-albums, des fois il y a eu des trouvailles, des fois je me suis perdu. Mais ce qui en est ressorti me ressemble. Je me reconnais. Ça reste mélodique», observe-t-il.

Un lien avec la région

Steve Dumas est originaire de Victoriaville. Il complétait sa deuxième année d'études au Cégep de Trois-Rivières, au printemps 1999, quand il s'est inscrit aux auditions du Festival international de la chanson de Granby, qu'il a remporté en septembre de cette année-là dans la catégorie auteur-compositeur-interprète.

Il s'est pas la suite distingué au Festival en chanson de Petite Vallée en 2000, et son premier album est sorti en mai 2001 alors qu'il n'avait pas encore 22 ans.

Musicalement parlant, Dumas est autodidacte. «Je joue de la guitare, un peu de piano et je chante avec un talent moyen. Je n'ai jamais voulu être virtuose. Ma passion, c'est de composer», confie-t-il.

 «J'étais au Cégep en arts et lettres; ma passion était la littérature et le texte», ajoute celui qui a commencé à composer plus sérieusement à cette époque («J'ai fait Cégeps en spectacle!» précise-t-il aussi).

Dumas qualifie de «grand luxe» son année de création en toute liberté. Mais la scène lui a manqué.

Il entreprendra donc une tournée en décembre, avec une quarantaine de chansons de plus à ajouter à son répertoire.

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